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Hervé Morin revient sur l'embuscade en Afghanistan

Le ministre de la Défense français est l'invité de l'émission Politiques, présentée par Roselyne Febvre. Il s'exprime, entre autres, sur la situation en Afghanistan et les circonstances de l'embuscade meurtrière.

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Interviewé sur FRANCE 24, le ministre de la Défense Hervé Morin est revenu sur le déroulement de la mission qui a coûté, le 18 août, la vie à dix soldats Français. 



La veille, le Canard enchaîné avait affirmé que l'interprète des militaires français avait disparu avant le départ de la patrouille, soulevant l’hypothèse d’une trahison. Le ministère de la Défense avait alors entièrement nié ces propos : "Malheureusement pour cet interprète, il n'a pas déserté" avait affirmé le général Christian Baptiste, porte-parole adjoint du ministère. 



Sur FRANCE 24, le ministre est moins catégorique. "Il était avec nos forces et est mort pendant les combats. Je ne sais pas s’il est parti deux heures mais il est mort", explique le ministre sans préciser les circonstances exactes de son décès.



Hervé Morin est également revenu sur une autre affirmation de l'hebdomadaire qui assurait que "dès le début de l'embuscade, quatre militaires français ont été faits prisonniers et exécutés par les insurgés".



La journaliste lui demandant à plusieurs reprises si des militaires avaient été égorgés, le ministre a déclaré : "Il y a des choses qui relèvent de l’intime qui ont concerné notamment un soldat. Je ne dirai rien d’autre."



Hervé Morin a tout de même précisé sa pensée : "Nous avons fait un examen médical sur chaque corps. Cet examen médical a clairement permis de comprendre dans quelles conditions nos soldats sont morts. Pour le soldat pour lequel nous avons eu un doute, nous avons évoqué cela avec la famille, des examens complémentaires ont été menés, la famille a eu les éléments qu’elle souhaitait avoir et la famille m’a demandé une chose c’est que les choses restent du domaine de l’intime".



Le Ministre s’est également exprimé sur la présence, contestée, des militaires Français en Afghanistan. Rappelant que "25 pays sur 27 de l’Union Européenne sont présents", il a expliqué que tous considèrent qu’"aujourd’hui il faut continuer l’effort". "Nous n’avons pas le droit de perdre", a-t-il affirmé.

 

 

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