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L'ouragan Gustav gagne en puissance en frappant Cuba

Après avoir fait 77 morts dans les Caraïbes, Gustav a frappé l'ouest de Cuba avec la force d'un ouragan de catégorie 4 sur une échelle de 5. Les habitants de La Nouvelle-Orléans, qui redoutent son arrivée, commencent à quitter la ville.

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Gustav a frappé samedi après-midi l'île de la Jeunesse (ouest de Cuba) avec la force d'un ouragan de catégorie 4 sur une échelle de 5, a annoncé l'Institut de météorologie de Cuba (Insmet) en faisant état de vents soufflant à 220 km/h.

Les rafales de vent de Gustav sont passées depuis samedi matin de 185 km/h à 220 km/h, le transformant en un "puissant ouragan" de catégorie 4 sur l'échelle Saffir-Simpson, qui en compte cinq, et s'accompagne généralement de vents soufflant entre 210 km/h et 250 km/h, selon l'Insmet.

L'île de la Jeunesse se trouve à une centaine de km au sud des côtes de l'île cubaine.

Un ouragan d'une telle puissance cause en général des dégâts jugés très importants et est considéré comme "extrêmement dangereux", selon le Centre américain des Ouragans.

 

 

La Nouvelle-Orléans se vide avant l'arrivée redoutée de Gustav

 

 

Les habitants de La Nouvelle-Orléans commençaient samedi à quitter la ville avant l'arrivée redoutée de l'ouragan Gustav, une évacuation ordonnée par les autorités soucieuses de ne pas répéter les erreurs commises lors du passage de Katrina.

Pare-choc contre pare-choc, des files de voitures surchargées, remplies souvent d'enfants et parfois d'animaux, encombraient les sorties de la ville vers le nord et l'est, tandis que l'ouragan passé samedi en catégorie 4 se dirigeait vers le golfe du Mexique. Des bus se pressaient aussi sur les routes.

"Nous aurions des conditions de vie misérables si nous restions. Pas d'eau courante, pas d'électricité", relève Maria Chopin, en bourrant le coffre de sa voiture de nourriture et de matériel de survie, avant de quitter la ville avec ses enfants.

Gustav, qui a déjà tué 85 personnes dans les Caraïbes, devrait frapper les côtes américaines lundi soir ou mardi. "Extrêmement dangereux", Gustav est le plus violent ouragan de la saison après Bertha, en juillet, selon le centre américain des ouragans (NHC).

En août 2005, les habitants de La Nouvelle-Orléans avaient attendu la dernière minute pour quitter leurs maisons avant l'arrivée de l'ouragan Katrina, qui avait ravagé la ville et fait quelque 1.500 morts en Louisiane et dans les Etats voisins.

Les districts côtiers de La Nouvelle-Orléans ont lancé des ordres d'évacuation obligatoire. Avant de partir, beaucoup ont cloué des panneaux devant les fenêtres et empilé des sacs de sable devant les maisons. Pour tenter de résister aux inondations en cas de nouvelles ruptures des digues.

Abandonner sa maison, "nous savons que c'est une décision très difficile. L'émotion est énorme", reconnaît Craig Taffaro, président du district côtier de St. Bernard.

"Nous pouvons gérer environ 1,67 mètre d'eau au-dessus du niveau de la mer, mais pas les 2,70 à 3,70 mètres dont on parle", explique le maire de Jean Lafite, petite ville côtière au sud de La Nouvelle-Orléans.

La population totale de l'agglomération est estimée à plus d'un million d'habitants, mais aucune estimation officielle du nombre de personnes concernées par l'évacuation obligatoire n'était disponible samedi.

L'aéroport de La Nouvelle-Orléans fermera ses portes dimanche soir. Les hôtels ont prié leurs clients de quitter la ville. Les écoles seront fermées toute la semaine.

Les évacuations volontaires et assistées ont commencé vendredi, mais tous les habitants n'ont pas souhaité s'y plier.

"Je suis censée être en train de partir, mais je continue à attendre un peu plus pour voir ce que la tempête va faire. Je sais que c'est risqué", a expliqué à l'AFP Sheile Robertson, une habitante de La Nouvelle-Orléans.

En 2005, elle était partie la veille de l'arrivée de Katrina, qui a détruit sa maison, l'obligeant à partager depuis un appartement avec cinq autres personnes.

Une autre habitante, Maggie Hawkins, interrogée sur CNN alors qu'elle se préparait à prendre un bus avec son petit chien, raconte: "je suis née ici, mes parents sont nés ici. Si je le peux, je revendrai et reconstruirai". Elle a estimé que le gouvernement travaillait mieux qu'il y a trois ans.

"C'est mieux organisé cette fois", confirme Naomi Brown, en faisant le plein de piles au supermarché.

Le président américain George W. Bush a déclaré l'état d'urgence en Louisiane et au Texas. Sa cote de popularité s'était effondrée après le passage de Katrina, qui avait provoqué des inondations catastophiques engloutissant 80% de La Nouvelle-Orléans.

Le manque de coordination avait été criant: des dizaines de milliers de personnes avaient dû tenter de survivre sur des toits ou des autoroutes surélevées, tandis que dans le stade de la ville, abritant 20.000 réfugiés, régnaient violence et désolation.

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