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Inquiétudes sur les cours du brut après le passage de Gustav

Près de 96 % de la production de pétrole dans le golfe du Mexique a été interrompue avant l'arrivée du l'ouragan Gustav. Un arrêt qui risque d'affecter l'approvisionnement des États-Unis et d'entraîner une flambée des cours du brut.

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La production de pétrole était presque totalement interrompue dimanche dans le golfe du Mexique, région cruciale pour l'approvisionnement américain en or noir, avant l'arrivée lundi du redoutable ouragan Gustav, risquant de faire flamber les cours du brut.

Selon des estimations publiées dimanche par le ministère de l'Intérieur américain, se basant sur les données transmises par les opérateurs, "il est estimé qu'environ 96% de la production dans le golfe a été interrompue", a indiqué le ministère de l'Intérieur américain sur son site internet.

Par ailleurs, "environ 82% de la production de gaz naturel dans le golfe a été interrompue", a ajouté le service de gestion des ressources minérales (MMS) du ministère.

Le ministère estime la production normale dans le golfe du Mexique est de 1,3 million de barils par jour de pétrole, et 210 millions de mètres cubes de gaz naturel par jour.

A l'époque de Katrina en août 2005, 95% de la production de pétrole et 88% de gaz naturel avaient été arrêtés. Les Etats-Unis avaient en outre été privés de 10% de leurs capacités de raffinage.

Les compagnies pétrolières ont commencé dès vendredi leurs opérations d'évacuation du personnel, suivant des procédures mises en place en tirant les leçons de Katrina. Ces dernières années, les groupes pétroliers ont mis au point des procédures pour déplacer leur matériel de forage à l'abri, protéger leurs installations des inondations ou encore préparé des systèmes d'alimentation électrique de secours en cas de coupures de courant.

Dimanche, le MMS a indiqué que "le personnel a été évacué de 518 plates-formes de production au total, soit 72,3% des 717 plates-formes où travaillent des hommes dans le golfe du Mexique".

Le MMS a précisé que l'interruption de la production pouvait "également être effectuée à distance".

Vendredi, le cours du pétrole avait fini en très légère baisse, le marché ayant plutôt minimisé l'impact de Gustav, et estimé que les compagnies avaient travaillé après leurs erreurs. Mais Gustav n'était alors qu'une tempête tropicale, même si le centre américain de surveillance (NHC) des ouragans prévenait qu'il pourrait devenir un ouragan majeur.

Les marchés financiers américains seront fermés lundi, jour férié aux Etats-Unis mais les autres marchés du pétrole dans le monde seront ouverts.

En trois ans, les compagnies pétrolières ont préparé leur riposte à un ouragan de cette ampleur afin de retrouver au plus vite une production normale après son passage.

Selon un analyste basé à Houston, Andy Lipow, en décembre 2005, trois mois après le passage de Katrina, la production restait inférieure de 26% à son niveau normal.

Pour éviter des problèmes d'approvisionnement, le département américain à l'Energie (DoE) s'est dit prêt vendredi à puiser dans ses réserves stratégiques de pétrole en cas d'importantes perturbations de la production nationale.

Dimanche, les compagnies opérant dans la zone qui va être balayée par les vents violents de Gustav ont expliqué qu'elles achevaient leurs préparatifs avant le passage de l'ouragan lundi, en soulignant que la mise à l'abri de leur personnel était leur "priorité".

Le ministère de l'Intérieur a indiqué qu'une fois l'ouragan passé, les installations seraient inspectées, pour autoriser leur redémarrage immédiat, ou déterminer les réparations obligatoires.

Après avoir tué plus de 80 personnes dans les Caraïbes, et causé de nombreux dégâts sur l'ouest de Cuba, l'ouragan Gustav poursuivait sa route dimanche à l'intérieur du golfe du Mexique, vers les Etats côtiers du sud des Etats-Unis (Louisiane, Texas, Alabama, Mississipi), où a été décrété l'état d'urgence.
 

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