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L'ouragan Gustav déferle sur la campagne électorale

Alors que l'ouragan Gustav s'approche des côtes américaines, le président George W. Bush a annoncé qu'il se rendra, lundi, dans un centre de secours au Texas. Au détriment de la Convention républicaine prévue ce même jour.

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Lisez le carnet de route de Léa Salamé, envoyée spéciale de FRANCE 24 à Saint-Paul pour la Convention républicaine.

 

Les campagnes des candidats à la Maison Blanche, le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain, étaient suspendues samedi à l'arrivée du dangereux ouragan Gustav qui menace de frapper les côtes du sud des Etats-Unis dans les prochains jours.


Cet ouragan, désormais de catégorie 4 sur une échelle de 5, pourrait créer une catastrophe majeure comme Katrina en 2005.

McCain a indiqué samedi que son parti pourrait être amené à suspendre la convention républicaine si l'ouragan Gustav provoquait un désastre.

 

George W. Bush a, en tout cas fait savoir, dimanche, qu'il ne s'y rendra pas. Le président américain rejoindra, lundi, l'Etat du Texas afin de visiter un centre opérationnel de coordination des secours.

 

"A la lumière de ces événements (l'arrivée de l'ouragan, ndlr), je n'irai pas dans le Minnesota pour la convention nationale républicaine. Je me rendrai au Texas demain (lundi) pour visiter un centre d'opérations de secours à Austin", où sont coordonnées les opérations de secours pour l'ouragan Gustav, et "à San Antonio, où du matériel de secours d'urgence est stocké", a précisé à la presse le président Bush à l'issue d'une réunion avec l'Agence fédérale de gestion des situations d'urgence (FEMA).

 

"Je ne me rendrai pas en Louisiane demain (lundi) car je ne veux pas que ma visite entrave de quelque façon que ce soit la réponse de notre personnel d'urgence" à l'arrivée de l'ouragan, a ajouté le président.



Gustav pourrait toucher le sol américain lundi soir ou mardi, au moment où débutera à St Paul (Minnesota, nord), la convention républicaine.

Son équipe de campagne a également indiqué qu'il se rendrait dimanche avec sa colistière Sarah Palin dans le Mississipi pour constater les mesures prises en prévision de l'arrivée de Gustav

Le maire de La Nouvelle-Orléans, le démocrate Ray Nagin, très critiqué pour la gestion de Katrina, a annoncé samedi avoir ordonné l'évacuation de la ville à compter de dimanche matin. "Nous voulons une évacuation à 100%", a-t-il dit, qualifiant Gustav de "tempête du siècle".

En marge de sa campagne, M. Obama a exhorté samedi soir les habitants de la région à "prendre les évacuations au sérieux", qualifiant la situation de "très grave". "Sortez de la ville", a renchéri son colistier Joe Biden. M. Obama n'a pas dit s'il comptait se rendre sur place, indiquant qu'il ferait son possible pour être utile.

Le président George W. Bush devait s'exprimer à la convention républicaine lundi soir. Mais, avec l'arrivée imminente de Gustav, sa présence n'est pas certaine.

M. McCain avait jugé "honteux" la réaction de l'administration Bush au passage de Katrina en 2005.

Le choix audacieux de John McCain de choisir comme candidate à la vice-présidence la novice Sarah Palin, gouverneure de l'Alaska depuis deux ans et auparavant maire d'une ville de 9.000 habitants, continuait par ailleurs samedi d'agiter les commentateurs.

Le choix d’un colistier est considéré comme la décision la plus importante d'un candidat à la présidence. Des éditorialistes suggéraient que ce choix soulignait la propension du sénateur de l'Arizona (sud-ouest) à prendre des décisions impulsives, voire téméraires.

Le sénateur républicain n’avait rencontré Sarah Palin qu’une seule fois --en février-- avant de la convoquer cette semaine à sa résidence de Sedona, en Arizona, où il lui a offert de rejoindre le ticket républicain.

La désignation de Mme Palin, farouche adversaire du droit à l'avortement, a été saluée par la droite chrétienne. En choisissant une femme, M. McCain espère aussi attirer à lui des électrices qui soutenaient Hillary Clinton.

Dans un spot télévisé, le camp Obama a minimisé le choix d'une femme comme colistier de M. McCain. L'essentiel reste que M. McCain est d'accord "à 90% avec George W. Bush" et est prêt à continuer à dépenser 10 milliards de dollars par mois en Irak. "Qui que soit son colistier, l'Amérique sait quel est le programme de M. McCain", relève le spot démocrate.

Selon un sondage Gallup publié samedi, M. Obama bénéficie d'une avance de huit points sur M. McCain (49% contre 41%).

Mais les républicains espèrent rattraper leur retard, voire devancer les démocrates à l'issue de leur convention de St Paul.

De son côté, Barack Obama est en campagne avec Joe Biden dans des Etats pouvant faire basculer l'élection. Samedi soir, son meeting à Dublin, dans la banlieue de Columbus (Ohio) a attiré 18 à 19.000 personnes. Comme la veille en Pennsylvanie, il a décliné les thèmes économiques et sociaux de sa campagne: couverture santé, création d'emplois non délocalisables, éducation et "une réduction d'impôts pour 95% d'entre vous".

En 2000 et 2004, M. Bush s'était imposé dans l'Ohio et cet Etat reste un enjeu majeur en 2008.
 

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