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L'ouragan Gustav perturbe les plans républicains

En raison de l'arrivée imminente de l'ouragan Gustav sur les côtes américaines, John McCain a annoncé la suspension de la plupart des travaux de la convention républicaine lundi, jour de son ouverture à St Paul dans le Minnesota.

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Voir nos dossiers sur la course à la Maison Blanche, la convention républicaine à St Paul et la convention démocrate de Denver

 

Lisez le billet de blog de Léa Salamé, envoyée spéciale de FRANCE 24 à St Paul pour la convention républicaine.

 

L'ouragan Gustav a fait une première victime aux Etats-Unis avant même de toucher la côte américaine: la convention républicaine qui devait commencer lundi à St Paul (Minnesota, nord) pour introniser John McCain comme candidat à la Maison Blanche.

La plupart des travaux de la convention de St Paul seront suspendus lundi en raison de l'arrivée prévue de l'ouragan Gustav sur la côte sud des Etats-Unis, a annoncé dimanche le candidat républicain à la Maison Blanche John McCain.

"J'espère et je prie pour que nous puissions reprendre la plupart de nos activités aussi vite que possible mais, franchement, cela est dans les mains de Dieu", a dit M. McCain au cours d'une conférence de presse retransmise par vidéo depuis St Louis (Missouri, centre).

"Nous allons suspendre la plupart de nos activités demain (lundi) à part celles qui sont absolument nécessaires", a dit M. McCain qui a souhaité ne pas voir se "répéter les mêmes erreurs qu'au moment de Katrina".

Au même moment, Rick Davis, directeur de campagne de M. McCain, a indiqué au cours d'une conférence de presse à St Paul, que la convention ouvrira normalement ses portes lundi à 15H00 locales (20H00 GMT) mais que les travaux seront réduits à l'essentiel pour s'achever vers 17H00 ou 17H30 maximum.

"Je promets que demain soir (lundi), et si nécessaire tout au long de notre convention, nous agirons comme des Américains et non comme des républicains parce que l'Amérique a besoin de nous", avait dit auparavant M. McCain à Jackson (Mississippi, sud) après avoir rendu visite, avec sa colistière Sarah Palin, à un centre de coordination des secours.

La campagne républicaine a prévu que les délégations du Mississippi et de Louisiane (sud) retournent au plus vite dans leur Etat.

Le président George W. Bush et le vice-président Dick Cheney qui devaient intervenir lundi soir, avaient annoncé dans la matinée qu'ils annulaient leur participation à la convention.

Le président américain a prévu de se rendre lundi au Texas (sud) pour superviser un centre de coordination des opérations de secours pour Gustav.

La convention républicaine qui doit formellement désigner M. McCain comme candidat à la Maison Blanche prévoyait que Sarah Palin s'exprime devant les délégués mercredi soir et M. McCain jeudi. On ignorait dimanche si ce programme serait maintenu.

Les grands médias américains qui avaient prévu de faire leurs journaux en direct de St Paul se sont déplacés vers le sud des Etats-Unis et la couverture médiatique de la convention républicaine a été revue à la baisse.

Le candidat démocrate, Barack Obama, a indiqué de son côté qu'il était prêt à "activer une liste de deux millions de personnes" par courrier électronique pour trouver des volontaires afin d'aider les populations menacées par Gustav.

M. Obama a en revanche expliqué sa réticence à se rendre lui-même dans les zones menacées par le cyclone par le fait que cela risquait de mobiliser des moyens plus utiles ailleurs.

Le candidat démocrate a indiqué qu'il resterait vraisemblablement en-dehors de la zone d'impact de l'ouragan pendant le plus fort de la crise et verrait ensuite "comment être le plus utile possible".

L'ouragan devrait atteindre lundi la côte sud des Etats-Unis où l'état d'urgence a été décrété dans quatre Etats. Le maire de la Nouvelle-Orléans, Ray Nagin, a ordonné l'évacuation de la ville, qualifiant Gustav de "tempête du siècle".

Cet ouragan survient trois ans pratiquement jour pour jour après Katrina qui avait ravagé les côtes sud des Etats-Unis, provoquant la mort de quelque 1.800 personnes.

A l'époque, les autorités fédérales avaient mis plusieurs jours avant de réagir et plusieurs responsables politiques avaient dénoncé l'incurie de l'administration Bush. John McCain lui-même avait jugé "honteuse" la réaction de l'Etat fédéral.
 

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