INDE - INTEMPÉRIES

Des centaines de milliers d'Indiens fuient la mousson

Des centaines de milliers d'Indiens sont toujours bloquées après des inondations provoquées par la mousson, les pires précipitations depuis un demi-siècle, selon les autorités indiennes. Des millions de personnes ont été déplacées.

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Plusieurs centaines de milliers de personnes ont été déplacées dans l'est de l'Inde et quelque 72.000 sont bloquées par les eaux au nord et au centre du Bangladesh en raison des fortes pluies de mousson qui s'abattent sur la région et qui ont fait 75 morts, selon les autorités.

Plus de 400.000 personnes ont été évacuées dans l'Etat indien de Bihar (est) dans une vaste opération impliquant les autorités locales, des secours d'urgence ainsi que l'armée, a indiqué dimanche à l'AFP un responsable de la cellule de gestion des catastrophes, Pratyaya Amrit.

Par ailleurs, 800.000 personnes ont fui leurs maisons et trouvé refuge dans des centres de secours surpeuplés mis en place par le gouvernement, dans des immeubles en dur ou encore dans des temples, selon les autorités locales du Bihar.

Selon la même source, 75 personnes ont trouvé la mort et le bilan pourrait s'alourdir en raison de l'impossibilité d'accéder à certaines zones rendues inaccessibles en raison du niveau des eaux.

Au Bangladesh voisin, au moins 72.000 personnes se sont retrouvées isolées à cause des inondations après les crues de rivières dans le nord et au centre du Bangladesh, ont indiqué dimanche les autorités.

Le centre d'alerte contre les inondations a mis en garde contre la vitesse de la montée des eaux des trois principaux fleuves du pays: le Gange, le Brahmapoutre et le Meghna.

A Banmankhi, localité de 14.000 âmes du nord-est de l'Inde, des villageois qui ont réussi à fuir la crue appelaient dimanche les autorités à secourir ceux rester sur place, pris au piège par les eaux et coincés sur les toits ou quelque abris de fortune surélevés.

"J'ai quitté mon village il y a 12 jours quand les eaux ont commencé à monter. Je voulais chercher de la nourriture pour le bétail et j'ai fini dans ce camp", témoigne Shivnath Yadav, 70 ans.

"Je n'ai pas vu ma famille depuis. Il faut des opérations de secours maintenant pour retrouver nos proches. Mais il n'y a pas suffisamment de bateaux", ajoute-t-il.

Chaque année, entre juin et septembre, dans le nord et l'est du sous-continent, les cours d'eau gonflés par les pluies de la mousson font des centaines de morts et des milliers de sinistrés.

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