ÉTATS-UNIS - OURAGAN

EN DIRECT : George Bush s'adresse à la nation

Le président américain s'adresse au peuple américain depuis le Texas, où il supervise la coordination des opérations de secours. Suivez en direct le discours de George Bush sur FRANCE 24.

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L’œil de l'ouragan Gustav a touché terre sur la côte de la Louisiane, à 110 kilomètres au sud de La Nouvelle-Orléans, en milieu d’après-midi lundi.

 

Rétrogradé de la catégorie 3 à la catégorie 2 (sur une échelle de 5), quelques heures plus tôt, le cyclone ne devrait pas se renforcer en passant dans les terres, selon le Centre national américain de veille cyclonique (USNHC).

 

Il ne devrait pas non plus frapper de plein fouet La Nouvelle-Orléans et sa région, évacuées par deux millions de personnes. Quatre ans après le désastre provoqué par le passage de l’ouragan Katrina, le pays reste néanmoins en alerte. Il menace notamment tout ou partie de la Louisiane, du Mississippi, de l'Arkansas et du Texas.

 

Gustav, qui entraîne avec lui de violentes rafales de vent s'étendant dans un rayon de 370 km, menace donc toujours.


"Il y a quelques nouvelles rassurantes", tempère cependant Emmanuel Saint-Martin, envoyé spécial de FRANCE 24 en Louisiane. "L’ouragan va très vite, ce qui l’empêche de se renforcer en passant sur le Golfe du Mexique. Et il se dirige vers l’ouest de la ville. Il y a donc moins de risque que le lac Pontchartrain soit inondé, comme c’était le cas en 2005."

 

Gustav a déjà fait au moins 85 morts et 25 disparus lors de son passage ces derniers jours dans les Caraïbes.


Vaste évacuation


"Quittez la ville!", a exhorté dimanche Aaron Broussard, le président du district de Jefferson situé à l’ouest de la Nouvelle-Orléans et susceptible d’être fortement touché par le cyclone. Et d'ajoter :  "Ayez le courage de vous séparer des choses matérielles". La population et les autorités semblent s’être mieux préparées au passage de Gustav que lors de l’ouragan Katrina, il y a trois ans : près de deux millions de personnes ont fui l'Etat de Louisiane, les installations pétrolières de la région ont été fermées.

 

L’évacuation de La Nouvelle-Orléans, décrite comme la plus importante de l’histoire américaine, a vu une marée de voitures engorger les autoroutes et les gares être prises d'assaut. La Nouvelle-Orléans est une "ville-fantôme", selon son maire, Ray Nagin. 


"Beaucoup de personnes qui avaient l’habitude de rester ont décidé de partir et disent redouter un nouveau Katrina. Mais quelques dizaines de milliers d’habitants ont toutefois décidé de rester", décrit Emmanuel de Saint-Martin. "Particulièrement dans le vieux quartier, le quartier français, les habitants se sentent à l’abri, parce que ce quartier est surélevé et n’a jamais été inondé. Le maire les a pourtant mis en garde en leur disant qu’à partir du moment où la tempête arriverait, ils seraient livrés à eux-mêmes."


En 2005, lors du passage du cyclone Katrina, 1 800 personnes avait péri et une grande partie de La Nouvelle-Orléans avait été dévastée. Cette fois, le maire Ray Nagin prévoit de plus importants dégâts. "S'il se renforçait en ouragan de catégorie 4, Gustav pourrait provoquer une montée des eaux qui submergerait une nouvelle fois La Nouvelle-Orléans", a estimé une société de consultants en gestion des risques liés aux catastrophes naturelles.


Le maire de la ville a également décrété un couvre-feu et a averti les pillards qu'ils iraient "directement" en prison. Une armée de 2 000 gardes nationaux prête main forte à la police locale dans les sept districts de la région.

 

Convention républicaine sur le qui-vive

 

Le passage du cyclone Gustav coïncide avec le début de la convention républicaine, à St Paul, dans le Minnesota, qui doit introniser John McCain comme candidat à la Maison Blanche. Les festivités ont été suspendues lundi, par solidarité avec les habitants de la Louisiane.

 

Le président George W. Bush a préféré se rendre au Texas pour superviser la coordination des opérations de secours, plutôt que de soutenir John McCain à St Paul. Cette décision, éminemment politique, a pour but d’effacer des mémoires la mauvaise gestion du sinistre Katrina par l’administration républicaine. Elle n’est sûrement pas sans satisfaire John McCain, pour qui un trop fort soutien de George Bush pourrait devenir encombrant.


Mais les républicains ne sont pas les seuls à vouloir se tenir sur la brèche. Le rival démocrate, Barack Obama, s'est dit prêt à mobiliser deux millions de personnes par courrier électronique pour trouver des volontaires et offrir des dons.

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