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Sommet extraordinaire : quand l’union fait (vraiment) la force !

Au lendemain du sommet extraordinaire de Bruxelles, les Vingt-sept mettent la Russie sous surveillance, un geste qui modifie les rapports avec leur grande puissance voisine. Unis et fermes, les Européens, mais pas belliqueux.

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Retour du sommet de Bruxelles, avec le sentiment que l’Europe est allée un peu plus loin que prévu dans la fermeté, et dans sa capacité à présenter un front uni ! Elle qu’on disait trop liée économiquement et dépendante du pétrole et du gaz russe, se paie le luxe de reporter le fameux "partenariat privilégié" qu’elle rêvait de signer depuis deux ans, pour mieux sécuriser ses approvisionnement énergétiques.

 

Suspendue la session de négociations sur cet accord prévu les 15 et 16 septembre. On ne parle plus de ce sujet tant que les Russes n’ont pas respecté à la lettre les 6 points du plan de paix du 12 août, négocié au nom de l’UE par son président Nicolas Sarkozy. Celui-ci a redit que l’Europe ne voulait pas "montrer ses muscles", "rejouer la Guerre froide", ou "envoyer des navires en Mer Noire" (petit tacle aux Américains). Mais faire preuve de maîtrise et de fermeté, oui . Ça c’est l’ "European touch" semble-t-il.
 

Même les Polonais et les Britanniques, qui montraient le plus les dents en début de sommet, et dressaient, dans les couloirs, des portraits peu avantageux de la  face sombre et incontrôlable de la Russie, sont ressortis satisfaits, que l’on ait été "jusque-là" !  La Russie a exprimé des aujourd’hui son "regret" concernant la décision de l'UE d'ajourner les négociations sur un partenariat stratégique avec la Russie, estimant que les relations russo-européennes ne devaient pas être "otages" des divergences entre Moscou et l'Union européenne.
   

Les Vingt-sept unis

 

Les Vingt-sept se sont accordés à juger la réponse réaction russe  en Géorgie "disproportionnée" (notons que cela n’équivaut pas à une condamnation totale de l’agression russe contre la Géorgie), et à condamner fermement la reconnaissance par Moscou des Républiques séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie. Les Vingt-sept mettent la Russie sous surveillance, ce qui éclaire leurs rapports avec la grande puissance voisine d’un jour nouveau. Nicolas Sarkozy se rendra, flanqué de José Manuel Barroso et de Javier Solana, à Tbilissi et Moscou dès lundi 8 septembre.

 
Ils ont aussi multiplié les signaux positifs à l’égard de Tbilissi, rapprochant la Géorgie de l’UE : une promesse de dons substantiels à travers une conférence des donateurs. Si la Géorgie est arrosée de la manne de l’argent européen, cela peut donner des regrets aux républiques séparatistes soutenues par Moscou à coup de roubles ! Les Géorgiens ont aussi gagné au change des facilités en matière de politique des visas et une éventuelle zone de libre-échange. Les Européens veulent faire passer le message qu’à l’Est qu'il y a du nouveau, et qu’ils s’en préoccupent au plus haut point !
 

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