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Une marche anti-guerre en marge de la convention républicaine

Des milliers de manifestants ont envahi les rues de St Paul, où se tient la convention républicaine dont le programme a été bouleversé par l'arrivée de l'ouragan Gustav dans le Sud. Une centaine de personnes ont été arrêtées.

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Voir nos dossiers sur la course à la Maison Blanche, la convention républicaine à St Paul et la convention démocrate de Denver

 

Lisez le billet de blog de Léa Salamé, envoyée spéciale de FRANCE 24 à St Paul pour la convention républicaine.

 

Ils sont venus par milliers lundi, anciens combattants, grands-mères, familles, pour demander au parti républicain du président George W. Bush, réuni en convention à St Paul (nord), de mettre fin à la guerre en Irak.

Sous l'oeil vigilant d'un grand nombre de policiers en tenue anti-émeute, ils ont brandi bannières et drapeaux à travers les rues de la capitale du Minnesota, où les républicains doivent désigner officiellement John McCain, comme leur champion pour l'élection présidentielle de novembre.

Les autorités avaient mobilisé des tireurs d'élites, postés dans des immeubles le long du parcours, et même un hélicoptère, dont le vrombissement couvrait par moment les slogans lancés par les manifestants.

Une échauffourée a néanmoins éclaté quand un petit groupe de manifestants a quitté la tête du cortège pour s'affronter aux forces de l'ordre. La police a réagi rapidement en arrosant la foule d'un produit irritant, y compris un photographe de l'AFP. Une centaine de personnes ont été arrêtées, la plupart sont détenues pour "émeutes", a indiqué à l'AFP un représentant de la prison du comté de Ramsey à St Paul (Minnesota, nord).

Mais pour la majeure partie de la manifestation, l'atmosphère est restée bon enfant et les manifestants n'ont eu d'autre souci que de se faire entendre.

"Je suis là pour toutes les femmes irakiennes qui ne peuvent venir", a déclaré à l'AFP, Mim Olsen, une femme de 72 ans, qui a participé à quelques unes des plus grandes marches pour les droits civiques dans les années 60 aux Etats-Unis.

"On peut se sentir très seul quand on est en deuil, et ce genre de rassemblement est important pour les uns et les autres, pour dire à tout un chacun que nous sommes tous membres de la famille humaine", a-t-elle ajouté.

Des anciens combattants rentrés d'Irak ont rejoint des mamans poussant leur progéniture et des étudiants criant des slogans contre l'administration Bush.

"Nous nous sommes enrôlés parce que nous avions une vision altruiste de promotion de la liberté et de la justice à travers le monde", a déclaré Vince Emanuel, un caporal qui s'est rendu en Irak entre août 2004 et avril 2005.

"Mais nous avons vu des innocents être tués et des biens être détruits et pour beaucoup d'entre nous cela a détruit nos convictions", a-t-il ajouté.         Selon lui, les anciens combattants ont tenté en vain de remettre une lettre à la campagne de John McCain.

Avant la marche, les manifestants se sont retrouvés au pied du Capitole, l'immeuble accueillant les deux chambres de l'Etat.

Randy Harmen se trouvait parmi eux. Originaire du Colorado, il signait une affiche géante reproduisant le préambule de la Constitution des Etats-Unis, qui commence par les mots "Nous le peuple".

De son propre aveu, sa présence à cette manifestation ne va pas de soi. Randy Harmen est un républicain et il a soutenu Ron Paul, adversaire libertaire et haut en couleur de John McCain durant les primaires. Mais, explique-t-il, "la guerre a été lancée sur de faux principes. C'est cela que nous avons en commun avec les pacifistes".

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