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Bush soutient McCain... rapidement et par vidéo

Le chef de l'État américain George W. Bush, qui s'exprimait depuis la Maison Blanche par vidéo-conférence, a déclaré que le candidat républicain à la présidentielle John McCain était "prêt à diriger" le pays.

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Et aussi l'analyse de Jean-Bernard Cadier : le test de la grossesse pour McCain, ainsi que le carnet de route de Léa Salamé, notre envoyée spéciale à St Paul

 

Cela n’a finalement pas dépassé les huit minutes. Le discours de George W. Bush à la convention républicaine fut court et délivré à distance, en liaison satellite depuis la Maison Blanche. L’habitude veut, pourtant, qu’un président sortant se présente sous les acclamations pour soutenir le candidat de son clan. La prestation du locataire de la Maison Blanche fut beaucoup plus discrète.

Le président américain s’était décommandé la veille afin de superviser les secours après le passage de l'ouragan Gustav en Louisiane. Il devait initialement s’adresser aux républicains le lundi soir. La Maison Blanche a ensuite fait savoir qu’il prononcerait un discours de quinze minutes, par vidéo le mardi.


"L’homme qui comprend les leçons" du 11-Septembre

 
Sur le fond, George W. Bush a apporté un soutien inconditionnel à John McCain, le présentant comme "l’homme qui comprend les leçons" du 11-Septembre et qui "reste offensif" face aux terroristes et à "un monde dangereux". Un discours axé principalement sur les suites à donner aux attaques du World Trade Center et sur la politique américaine en Irak.

Alors que le sénateur de l’Arizona a plusieurs fois croisé le fer avec la Maison Blanche, notamment en critiquant la pratique de la torture dans les prisons irakiennes et les violations de la Convention de Genève, George W. Bush a insisté sur le soutien sans faille du candidat républicain à la politique militaire américaine en Irak. Un argumentaire capable de galvaniser la frange néo-conservatrice du parti, mais qui pourra agacer les éléments plus modérés.


"L’intervention de Bush, c’est comme aller chez le dentiste"



La brièveté du discours du chef de l’Etat américain a finalement été une aubaine pour John McCain, une "divine providence", selon le Wall Street Journal, quotidien conservateur.  "L’intervention de George W. Bush, c’est comme aller chez le dentiste : c’est assez désagréable mais il faut bien y passer", commente Léa Salamé, envoyée spéciale de FRANCE 24 à St Paul. "L’objectif de John McCain pendant cette convention, c’est de se démarquer de George W. Bush et de son lourd héritage. Et ce n’est pas très difficile, parce que les deux hommes ne s’apprécient pas, même s’ils se sont réconciliés devant la caméra il y a quelques mois."

Le président américain est au plus bas dans les sondages - selon une étude Harris publiée en juin, moins d’un quart des Américains a une opinion favorable du président -, et le candidat républicain a tout intérêt à ne pas à ne faire bloc avec George W. Bush. Les démocrates l’attaquent souvent sur ce flanc-là. McCain a conscience de ce point faible, au point de diffuser, début août, un spot de campagne affirmant : "Washington ne fonctionne pas. John McCain le sait. Nous sommes dans une situation pire qu'il y a quatre ans."

John McCain a également un vieux contentieux à régler avec l’actuel locataire de la Maison Blanche. Lorsqu’ils étaient tous deux candidats à la primaire républicaine en 2000, George W. Bush avait roulé son rival dans la boue en dévoilant, notamment, des éléments croustillants de sa vie privée.

Toutefois, le discours de George W. Bush, suivi de l’intervention très acclamée de l’ancien colistier démocrate d’Al Gore en 2000, Joe Lieberman, avait peut-être du bon pour les républicains : cela a permis de détourner l’attention, ne serait-ce qu’un court instant, des rumeurs dérangeantes qui courent sur sa colistière, la gouverneure de l’Alaska Sarah Palin.

 

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