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Calme précaire à Bangkok après l'état d'urgence

Les habitants de la capitale thaïlandaise accueillent la loi martiale, instaurée depuis 24 heures, avec stoïcisme, selon notre correspondant sur place Cyril Payen, qui constate toutefois un durcissement du mouvement anti-gouvernemental.

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Lisez l'analyse de Cyril Payen, correspondant de FRANCE 24 en Thaïlande


L'appel à une grève massive de soutien aux milliers d'opposants retranchés au siège du gouvernement thaïlandais semblait peu suivi mercredi matin, la plupart des services publics fonctionnant normalement, ont déclaré des responsables dans des entreprises nationales.

Lundi, la principale confédération syndicale thaïlandaise --la State Enterprises Workers' Relations Confederation, qui regroupe 43 syndicats et compte 200.000 membres-- avait appelé à des débrayages à partir de mercredi, menaçant même de couper l'eau et l'électricité aux agences du gouvernement.

La grève était censée commencer à 09H00 locales (02H00 GMT) mais, deux heures plus tard, aucune perturbation majeure n'était signalée et les leaders syndicaux n'étaient pas joignables pour faire des commentaires.

Des responsables dans les principaux services publics déclaraient que la plupart des employés s'étaient présentés au travail mercredi matin et que l'activité était normale à la Thai Airways, ainsi que dans les transports par bus et par métro.

Des perturbations sont signalées depuis le 28 août dans le trafic ferroviaire et, le week-end dernier, la moitié des trains ne roulait plus. Mais, mercredi, les Chemins de fer publics faisaient état d'une amélioration, avec des perturbations signalées seulement dans les provinces méridionales. "186 lignes ferroviaires sont en service sur un total de 244", a déclaré un porte-parole.

Depuis le 26 août, des milliers de manifestants occupent le siège du gouvernement à Bangkok. Ils exigent la démission du Premier ministre Samak Sundaravej. Mardi, les autorités ont décrété l'état d'urgence à Bangkok après des violences entre partisans et adversaires de M. Samak, qui ont fait un mort et une quarantaine de blessés.

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