CRÉDIT SUISSE - JUSTICE

Deux courtiers de Wall Street accusés d'escroquerie

L'autorité américaine de régulation des marchés boursiers (SEC) a engagé des poursuites contre deux courtiers accusés d'avoir escroqué plus d'un milliard de dollars à leurs clients alors qu'ils travaillaient pour le Crédit Suisse.

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L'autorité américaine de régulation des marchés boursiers (SEC) a annoncé mercredi avoir engagé des poursuites contre deux courtiers de Wall Street qu'elle accuse d'avoir escroqué des clients pour plus d'un milliard de dollars alors qu'ils travaillaient pour Credit Suisse.

"La SEC accuse aujourd'hui deux courtiers de Wall Street d'avoir escroqué leurs clients en achetant sans autorisation pour plus de 1 milliard de dollars de [titres] liés aux crédits immobiliers à risque", indique un communiqué de cette autorité.

La Securities and Exchange Commission (SEC) ajoute qu'elle reproche à ces deux courtiers, Julian Tzolov et Eric Butler, "d'avoir floué leurs clients en leur faisant croire" que ces titres étaient un investissement "liquide et sans risque" alors qu'ils étaient employés par Credit Suisse Securities (USA) LLC à New York.

Selon la SEC, les titres en question étaient des obligations à taux variables fixés par enchères (Auction Rate Securities - ARS - en anglais).

La SEC affirme que les deux courtiers poursuivis ont fait croire à leurs clients par le biais de courriers électroniques que ces titres, à l'origine de plusieurs affaires aux Etats-Unis, étaient adossés à des actifs solides. Ils étaient en fait adossés à des crédits hypothécaires douteux ou à des obligations à risques de type CDO ("Collaterized Debt Obligations").

En conséquence, écrit la SEC, les clients lésés se sont retrouvés avec plus de 800 millions de dollars de titres invendables après que le marché pour ce type de titre se fut retrouvé paralysé, à compter d'août 2007, par le déclenchement de la crise des crédits hypothécaires à risques.

La SEC ajoute que ces investissements ont "perdu beaucoup de leur valeur" depuis lors. Elle souligne qu'elle va chercher à obtenir le remboursement des sommes extorquées aux clients abusés et l'imposition d'une amende.
  

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