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Palin contre-attaque et s'en prend à Obama

Dans son premier discours, Sarah Palin a attaqué de front les démocrates. Enthousiasmés par sa performance, les délégués républicains ont ensuite désigné John McCain et Sarah Palin comme candidats à la Maison Blanche.

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Et aussi l'analyse de Jean-Bernard Cadier : le test de la grossesse pour McCain, ainsi que le carnet de route de Léa Salamé, notre envoyée spéciale à St Paul

 

Cela faisait trois jours qu’elle s’était isolée pour préparer ce moment. Depuis dimanche, les conseillers de John McCain lui faisaient explorer dans ses moindres recoins le programme présidentiel républicain et surtout peaufinaient son discours. L’intervention de Sarah Palin, la - très contestée - colistière choisie par le candidat républicain, devait convaincre absolument. Son discours était même le plus attendu de la convention républicaine à St Paul (Minnesota).

 

Elle s’est révélée très mordante. Ses attaques frontales contre Barack Obama ont surpris, alors que les spécialistes, à commencer par les journalistes politiques du Washington Post, l’attendaient sur le fond du programme républicain, particulièrement sur la politique énergétique et l’économie. D’après le directeur de campagne Rick Davis, le discours initialement prévu - et préparé bien avant le choix de Sarah Palin - était "très masculin" et l’équipe avait dû revoir sa copie de fond en comble.

 

La gouverneure de l’Alaska n’a finalement pas hésité à frapper dur. "Voici un homme [Obama, ndlr] qui a écrit deux mémoires mais n'a pas rédigé une seule loi ou présenté une seule réforme, même pas lorsqu’il était parlementaire du parlement local de l'Illinois", a lancé Sarah Palin.

 

Concernant le manque d’expérience de Sarah Palin à l’échelle des Etats-Unis, elle rétorque : "Je suppose qu'être maire d'une petite ville ressemble à la fonction de travailleur social... Sauf que vous avez de vraies responsabilités. " Ledit travailleur social… est évidemment Barack Obama, qui a œuvré dans un quartier déshérité de Chicago, avant de se lancer en politique.


"Quelle belle famille ! "


Elle s’est en revanche peu expliquée sur les "casseroles" qu’elle traîne et qui font grand bruit depuis quelques jours - la grossesse de sa fille mineure et célibataire, son adhésion au parti indépendantiste de l’Alaska. Sa défense a consisté à critiquer l’establishment de Washington ainsi que les médias, et à se présenter comme une femme indépendante et combative : "J'ai vite appris, ces derniers jours, que si vous n'êtes pas un membre bien installé de l'élite de Washington, alors certaines personnes dans les médias considèrent que ce candidat n'est pas qualifié. Mais voilà une nouvelle pour tous ces reporters et ces commentateurs : je ne vais pas à Washington pour gagner leur opinion, je vais à Washington pour servir le peuple de ce grand pays."

 

Un discours qui passe très bien, selon Léa Salamé, envoyée spéciale de FRANCE 24 à St Paul : "Elle a promis de briser, de réformer le système de Washington et de ses technocrates qui ne connaissent pas le pays. C’est un refrain qu’adorent les républicains."


Seul hic dans la première prise de parole de l’aspirante à la vice-présidence des Etats-Unis : elle a plaidé en faveur de nouveaux forages pétroliers et gaziers, alors même que McCain s’oppose à de tels forages dans la réserve naturelle arctique.


Mais globalement, le discours musclé de Sarah Palin a suscité l’enthousiasme au Xcel Center de St Paul. John McCain l’a rejoint sur la scène, lançant à la foule : ""ous ne trouvez pas que nous avons fait le bon choix pour le futur vice-président des Etats-Unis ?" Puis, désignant les cinq enfants et le mari de Palin, il s’est exclamé : "Quelle belle famille ! " Les délégués républicains étaient d’autant plus enthousiasmés qu’ils avaient été galvanisés précédemment par l’ancien maire de New York, Rudolph Giuliani. L’investiture du duo McCain-Palin comme candidats officiels à la Maison Blanche n’était qu’une formalité. C’est désormais chose faite.

 

 

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