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McCain promet le changement et l'ouverture

John McCain, qui a accepté devant la convention républicaine d'être le candidat de son parti, a promis d'apporter le "changement" à Washington et de mettre fin à "la rancœur partisane".

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Et aussi l'analyse de Jean-Bernard Cadier : le test de la grossesse pour McCain, ainsi que le carnet de route de Léa Salamé, notre envoyée spéciale à St Paul

 

 

 

Amour des Etats-Unis, promesse de changement, appel à combattre : tels étaient les maîtres mots du discours de John McCain, qui a réussi à galvaniser la foule républicaine pour la dernière soirée de la convention de St Paul (Minnesota).

 

Le sénateur de l’Arizona, désormais officiellement investi comme candidat républicain, ne s’est pas lassé de rappeler son patriotisme, en évoquant longuement son passé de vétéran de la guerre du Vietnam. "Je suis tombé amoureux de mon pays quand j'étais prisonnier dans un autre pays. Je n'étais plus le même homme. J'étais une partie de mon pays", a-t-il expliqué dans une longue évocation de son passé militaire. "Il y a eu de l’émotion lors de sa description des années de geôle au Vietnam. Et c’est la première fois qu’il est aussi personnel, aussi intime dans son récit", remarque Léa Salamé, envoyée spéciale de FRANCE 24 à St Paul.


C’est d’ailleurs en s’appuyant sur ce passé de héros de guerre qu’il s’est attaqué à Barack Obama. "J'ai le bilan et les cicatrices qui prouvent" que je peux travailler sans esprit partisan, "pas M. Obama", a-t-il lancé, alors que la foule scandait "USA, USA !"

 

 

"Un n°1 consensuel, un n°2 qui cogne"

 

 

 

Mise à part cette attaque directe contre son rival démocrate, le discours de John McCain s’est révélé toutefois beaucoup moins offensif que celui de sa colistière Sarah Palin. "C’est un schéma assez traditionnel des élections américaines", explique Jean-Bernard Cadier, spécialiste des questions internationales à FRANCE 24. "Un numéro 1 consensuel, qui est là pour rassurer, pour attraper toutes les voix. Et un numéro 2 qui cogne. Cette fois, c’est encore plus flagrant que d’habitude."

 

 

Résultat, John McCain a été moins ovationné que la veille, alors que Rudolph Giuliani et Sarah Palin ont électrisé la foule avec des piques à répétition contre Barack Obama. "Elle est le ‘buzz’, c’est ce qu’il faut retenir de la convention, estime Léa Salamé. Le seul fait de citer le nom de Sarah Palin provoque une standing ovation. En la choisissant comme colistière, McCain a apporté ce qui manquait cruellement à sa campagne : de l’excitation et de l’enthousiasme." Le sénateur de l’Arizona le sait bien, qui a lancé durant son discours : "Je suis impatient de l’amener à Washington !"

 

 

 

George W. Bush cité une seule fois

 

 

 

Autre surprise de cette dernière soirée de la convention républicaine : l’absence de référence à George W. Bush. A une seule reprise, John McCain a cité le nom de l’actuel locataire de la Maison Blanche. "Le nom de Bush a été cité 12 fois plus chez les démocrates que chez les républicains ! " fait remarquer Jean-Bernard Cadier. Les républicains ont conscience que le nom de George W. Bush, au sommet de son impopularité, fait effet de repoussoir. "C’est fini, George Bush ! s’exclame un délégué républicain venu du Texas, interrogé par FRANCE 24. C’est la fin de son mandat. Bush n’a pas de place ici, parce que c’est une nouvelle page dans le livre des Etats-Unis."

 

 

Cette absence remarquée du chef de l’Etat, qui s’est adressé à la convention par vidéo durant huit petites minutes seulement, est plutôt surprenante. "C’est la première fois depuis 1952 qu’il n’y a ni président ni vice-président sortants sur le ticket, note Jean-Bernard Cadier. Et c’est assez impressionnant de voir des militants de base oublier aussi vite un président qui a fait deux mandats."

 

 

Forts de leur investiture comme candidats à la Maison Blanche, John McCain et Sarah Palin sont attendus dans le Wisconsin, ce vendredi matin, puis dans le Michigan et le Colorado, l’après-midi, et dans le Nouveau Mexique, samedi. Le rival démocrate Barack Obama fera lui campagne en Pennsylvanie.

 

 

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