FOOTBALL

Les Bleus prennent une raclée face aux Autrichiens

Les Bleus n'ont pas brillé à Vienne, lors de la première rencontre des éliminatoires du Mondial 2010. L'équipe de France a été humiliée par l'Autriche, qui a largement remporté le match 3 buts à 1.

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Les largesses sur coups de pied arrêtés d'une défense totalement dépassée par les événements ont coûté très cher à l'équipe de France, humiliée par l'Autriche 3-1 samedi à Vienne, et très mal partie dans les éliminatoires du Mondial-2010.

Le mal est profond pour des Bleus qui ont égaré ce qui faisait naguère leur force. 11 buts encaissés lors des quatre derniers matches: les chiffres font frémir et témoignent de l'ampleur de la catastrophe qui touche la sélection tricolore.

Les innombrables occasions concédées aux Suédois lors du match amical de rentrée, le 20 août (3-2), avaient été mises sur le compte d'une trop grande prise de risque et de ce désir d'insuffler une nouvelle philosophie de jeu après le fiasco de l'Euro, avec un accent particulier mis sur l'offensive.

Mais la prestation pitoyable de l'arrière-garde française face à une nation classée à la 101e place du classement Fifa est révélatrice. Les Bleus sont rentrés dans le rang depuis un certain temps et ont surtout perdu leur savoir-faire, malgré les discours lénifiants de leur sélectionneur, Raymond Domenech, en grand danger après le désastre du Ernst-Happel Stadion.

Les Français étaient prévenus. A défaut de pouvoir miser sur leur technique, limitée, les Autrichiens allaient imposer un défi physique et pratiquer une sorte de "hourra football". Les troupes de Domenech sont tombées dans le piège comme des débutants.


Des Bleus malades
   
Dès la 8e minute, à la réception d'un coup franc d'Ivanschitz, Janko, joueur du modeste club autrichien du RB Salzbourg, devançait un Mexès apathique pour ouvrir le score. Comment celui qui est considéré comme l'un des meilleurs défenseurs de la Serie A italienne a-t-il pu se faire berner de la sorte par un pensionnaire d'un des championnats les moins réputés du continent?

Les Français n'ont pas vraiment eu le temps de méditer la question, Aufhauser doublant la mise sur une action en tous points identique, juste avant la pause (41e). Cette fois c'est Gallas, l'un des cadres de l'équipe de France avec ses 67 sélections, qui s'est montré incapable de gagner son duel avec son adversaire.

Et que dire de la faute de junior de Mexès sur Janko, à l'origine d'un penalty et du 3e but autrichien (72e).

Manque de communication au sein de la nouvelle charnière centrale Gallas-Mexès, appelée à faire oublier la retraite du monument Thuram, confiance perdue après les camouflets subis à l'Euro: les hypothèses sont multiples pour expliquer l'incapacité chronique des Bleus à maîtriser une phase de jeu aussi cruciale.

Fin 2006, les Bleus avaient également connu une baisse de régime sur coups de pied arrêtés. Mais à l'époque, ils surfaient sur une dynamique positive après l'accession en finale du Mondial, et leurs carences défensives n'avaient pas prêté à conséquence.

Aujourd'hui, le contexte a largement évolué. L'équipe de France est malade et chaque coup reçu la plonge encore plus profondément dans le doute et le désarroi. Les Bleus ont perdu leur défense mais surtout leur âme.
 

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