HONG KONG - ÉLECTION

Scrutin déterminant pour le camp démocrate

Hong Kong élit la moitié des 60 députés de son conseil législatif. Ce scrutin est déterminant pour le camp démocrate, qui défend l'instauration du suffrage universel, mais doit composer avec la montée en puissance des partis pro-chinois.

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Plus de trois millions d'électeurs étaient appelés dimanche à élire 30 des 60 députés du conseil législatif de Hong Kong dans un scrutin test pour les partis réclamant plus de démocratie.

La moitié des membres du conseil législatif sont élus au suffrage direct tandis que les 30 autres sont désignés par un collège de grands électeurs désignés et représentant les intérêts économiques.

Les bureaux de vote ont ouvert dimanche à 7h30 locales (23h30 GMT) et devaient fermer à 22h30 locales (14h30 GMT), les premiers résultats étant attendus lundi matin vers 4h00 locales (20h00 GMT).

Lors du scrutin de 2004, les pro-démocrates avaient obtenu 60% des voix, mais seulement 25 sièges.

Malgré la popularité en baisse du gouvernement hongkongais, les pro-démocrates, qui trouvent face à eux notamment des candidats de formations pro-chinoises, ne devraient pas progresser et risquent même de perdre des sièges, selon les estimations.

"Le maintien de la stabilité de Hong Kong et la poursuite du développement de la ville sont les choses les plus importantes", estime Dick Yeung, à la sortie d'un bureau de vote.

"Il y a déjà assez de liberté à Hong Kong et de démocratie", ajoute M. Yeung.

Le 30 juin 1997 à minuit, la Grande-Bretagne rétrocédait Hong Kong à la Chine, mettant fin à un siècle et demi de pouvoir colonial sur le territoire.

Selon les termes de la déclaration conjointe sino-britannique, signée en 1984 par le Premier ministre britannique Margaret Thatcher et le numéro un chinois Deng Xiaoping, le retour de Hong Kong dans le giron chinois devait se faire en échange d'une "large autonomie".

En accord avec le principe d'"un pays, deux systèmes", Hong Kong bénéficie ainsi toujours, et jusqu'en 2047, de son système capitaliste et de ses propres pouvoirs exécutif et législatif. Mais dans les faits, les autorités locales sont contrôlées par Pékin.

Le pouvoir communiste a refusé à plusieurs reprises l'instauration du suffrage universel à Hong Kong mais a promis récemment de l'introduire d'ici 2017.

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