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121 athlètes français aux Jeux paralympiques

La 13ème édition des Jeux paralympiques a été officiellement lancée à Pékin samedi par le président Hu Jintao. La délégation française, forte de 121 athlètes, vise une place dans les dix premiers et une soixantaine de médailles.

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Neuvième lors des Jeux d’Athènes en 2004, la France veut conserver sa place à Pékin et, pourquoi pas, faire beaucoup mieux. Pour y arriver, 121 athlètes sont présents. 82 hommes et 39 femmes sont en compétition sous le maillot tricolore jusqu’au 17 septembre avec pour objectif de ramener une soixantaine de médailles.

 

Le comité français mise sur des valeurs sures comme l’athlétisme, avec 26 athlètes dans les starting-block, dont la porte-drapeau Assia El-Hannouni. La quadruple médaillée olympique à Athènes sur 100, 200, 400 et 800 mètres espère bien renouveler son exploit dans le grand stade de Pékin.

 

L’escrime français qui n’avait pas réussi aux athlètes valides aux Jeux du mois d’août, pourrait également retrouver le sourire grâce à Robert Citerne, le champion olympique en sabre, et Patricia Picot, déjà triple championne olympique en fleuret. Sans oublier les sept autres participants.

 

La délégation française fonde également beaucoup d’espoir sur le tennis de table avec la présence sur les 26 athlètes envoyés, de Gilles de la Bourdonnaye, le vice-champion olympique à Athènes.

 

Un seul athlète français concourra dans l‘épreuve d’aviron, Patrick Laureau, mais là encore la médaille est peut-être à bout de rame. C’est la première fois que cette épreuve est inscrite dans le calendrier des Paralympiques.

 

La Chine, grande favorite de ces Jeux

 

Philippe Durand, entraîneur de l’équipe paralympique d’haltérophilie estime que l’haltérophilie féminine française a de grandes chances : "Les filles ont des ambitions, Carine [Burgy] et Souad [Ghazouany] ont toutes les deux été médaillées d’argent à Athènes. Elles ont l’expérience pour faire un bon résultat !"

 

Dans les autres sports, Philippe Durand estime que le cyclisme, le judo et le tennis devraient également ramener des médailles. "La Chine était déjà première en Grèce. Elle devrait donc écraser la concurrence ici.  Même si la France ne figure pas parmi les favoris, nous avons certainement la meilleure délégation depuis des années. Cela nous donne vraiment de bon espoir", nous expliquait le champion la veille de l’ouverture des Jeux.

 

Comme pour les Jeux olympiques du mois d’août, la Chine avec ses 332 athlètes, la plus importante délégation en lice, fait donc sans conteste figure de grande favorite. Déjà largement en tête lors des Jeux d’Athènes avec 141 médailles dont 63 en or, la délégation chinoise espère écraser encore un peu plus la concurrence alors que la compétition se déroule sur chez elle.

 

Le président de la Fédération française handisport, Gérard Masson, rend de son coté, hommage aux sportifs français et explique que "les athlètes français donnent le meilleur d'eux-mêmes et se sentent bien. Ils sont quand même très stressés, on sent une forte pression (…). Ils savent que les valides on fait un beau résultat (40 médailles). Et ils savent que le challenge chez eux est au minimum de 60 médailles". Un challenge qui sera cependant difficile à relever, mais pas impossible, alors que le comité paralympique a réduit le nombre d’épreuves pour ces Jeux de Pékin. Pour rappel, la France avait décroché 74 médailles il y a quatre ans.

 

"L'Esprit, le corps et l'âme"

 

Pour la première fois depuis la création des Jeux paralympiques en 1960, les primes de résultats seront les même que pour les athlètes valides. Chaque sportif recevra 2000 euros pour sa participation, et en cas de médailles : 13.000 euros pour le bronze, 20.000 pour l’argent et 50.000 euros pour une médaille d’or.

 

Afin de garantir l’équité des épreuves, les athlètes sont réunis selon leur handicap. Cela signifie qu’en athlétisme, par exemple, se dérouleront des courses distinctes selon que l’on soit aveugles, malvoyants, amputés d’une jambe ou en fauteuil roulant.

 

Les Jeux paralympiques ont vu le jour à Rome il y a 48 ans, en parallèle des Jeux olympiques. L’objectif n’a jamais varié d’un iota : il s’agit de permettre à des athlètes victimes d’un handicap physique de se dépasser et de se réaliser par le biais d’une grande compétition sportive suivie dans le monde entier. Les Jeux paralympiques défendent également une certaine vision de l’Homme. Le sportif, bien qu’handicapé, n’en est pas moins un être humain capable de grandes choses. La devise des Jeux paralympiques le rappelle : "L'esprit, le corps et l'âme."

 

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