ÉTATS-UNIS - ÉLECTION

Les démocrates veulent contrer l'effet Palin

John McCain, crédité de quatre points d'avance sur Barack Obama dans un sondage Gallup, continue de surfer sur la vague Sarah Palin. Et les démocrates focalisent leurs attaques sur la colistière de McCain. Reportage de Guillaume Meyer.

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Le phénomène Sarah Palin continue de booster la campagne de John McCain dans la course à la Maison Blanche. Un sondage publié lundi matin par le quotidien "USA Today" avec Gallup crédite le candidat républicain de quatre points d’avance sur son rival démocrate Barack Obama.

Sarah Palin, gouverneure de l’Alaska, a marqué les esprits avec son discours violent et ironique envers Barack Obama. Le candidat républicain a bien compris l’atout que constituait Palin pour lui. Et il en joue : "Si vous voulez réformer et changer Washington, alors il faut y envoyer deux têtes brûlées comme moi et Sarah Palin, parce que nous n’avons pas peur des dégâts que nous pourrions y faire !", a lancé John McCain, se présentant dorénavant comme le candidat du changement.

Pour mettre un terme à l’effet Palin, les démocrates ont décidé de réagir en ciblant leurs attaques contre la colistière de McCain. Hillary Clinton est montée à la charge pour rappeler aux électrices que les idées de Sarah Palin, choisie notamment pour récupérer les voix féminines de la candidate déchue à l’investiture démocrate, n'ont rien à voir avec celles des femmes démocrates.

Première interview de Palin en fin de semaine

Joe Biden, candidat à la vice-présidence démocrate, a choisi de pointer du doigt l’inexpérience de Palin. Il a souligné qu'elle n'avait rien dit sur l'assurance santé, l'environnement ou la classe moyenne. "Son silence sur ces questions est assourdissant", a estimé le démocrate qui doit l'affronter dans un débat le 2 octobre. "Vous savez, à un moment ou à un autre, elle devra répondre aux questions, à vos questions, comme je le fais là… et à ce moment-là, elle devra s’expliquer sur son peu d’expérience". Sarah Palin, qui n'a pas fait face aux médias américains depuis son intronisation surprise. Elle devrait faire sa première interview sur la chaîne nationale ABC en fin de semaine.

Cet exercice pourrait s’avérer délicat pour la gouverneure de l’Alaska, propulsée sur le devant de la scène en quelques jours. Elle devra savoir répondre aux médias sur les nombreuses polémiques qu'elle a déjà suscité, comme la grossesse de sa fille Bristol, âgée de 17 ans. Elle est aussi soupçonnée d’avoir fait jouer ses intérêts personnels dans l’éviction d’un chef de la police et aurait également fait partie d’un groupe pro-indépendantiste en Alaska. 

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