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CRISE GÉORGIENNE

DIRECT : Conférence de presse de Sarkozy et Medvedev

3 min

Nicolas Sarkozy est arrivé lundi à Moscou pour relancer le plan de paix et a rencontré le président russe Dmitri Medvedev. Suivez en direct sur FRANCE 24 la conférence de presse organisée à l'issue de leur entretien.

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Nicolas Sarkozy s’est rendu lundi à Moscou et Tbilissi en tant que président de l'Union européenne pour tenter d'obtenir l'application intégrale de l'accord de paix qui est toujours retardée par les Russes un mois après le début du conflit en Géorgie.


Lors de sa première visite le 12 août, Nicolas Sarkozy avait négocié dans l'urgence un texte de cessez-le-feu, critiqué par la suite par plusieurs de ses partenaires européens.



Pas question donc d’y aller seul cette fois-ci. C’est accompagné du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et du diplomate en chef de l'Union européenne (UE) Javier Solana que Nicolas Sarkozy, fort du soutien unanime des Vingt-sept, a rencontré le président russe, Dmitri Medvedev. "L'accord du 12 août entre la Russie et la Géorgie est une base de départ et doit être mis en oeuvre " a déclaré le président français avant de s'entretenir avec son homologue russe.



Trois points essentiels dans les négociations



En retrouvant son homologue russe Dmitri Medvedev, Nicolas Sarkozy espère obtenir des "avancées" sur trois points essentiels du plan de paix en 6 points négocié lors de sa première visite.



D'abord le déploiement rapide sur le sol géorgien d'une mission d'observateurs européens, en sus des missions d’observation déployées par l’Onu et par l’OSCE. Le porte-parole de la diplomatie russe a cependant douché cet espoir en avertissant lundi matin que la Russie s'opposait au déploiement d'une mission d'observateurs de l'UE en Géorgie, estimant que cela conduirait à "une fragmentation superflue".



Le deuxième objectif consiste, selon l'Elysée, à obtenir des dates précises, des mécanismes et des engagements de Moscou qui garantissent l'achèvement du retrait des troupes russes encore présentes sur le sol géorgien, à l’extérieur de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.



Moscou affirme qu'il ne reste des soldats que dans des zones tampons conformément au point 5 de l'accord. La France estime à environ un millier le nombre de soldats russes encore déployés autour de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud.



Mais, souligne notre correspondant à Moscou, les tensions restent extrêmement fortes entre Moscou et Tbilissi et la Russie ne semble pas prête à reculer. "La Russie craint que la Géorgie relance à l'avenir des attaques contre l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie. Moscou pourrait bien ralentir le retrait de ses troupes aussi longtemps que Saakachvili reste au pouvoir", souligne Romain Goguelin, correspondant FRANCE 24 à Moscou.



Nicolas Sarkozy espère enfin obtenir de Moscou "une date et un lieu" pour engager les discussions prévues par le point 6 de l'accord sur "la sécurité et la stabilité" dans les deux républiques séparatistes géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud.



La crédibilité de l’Union européenne en jeu




Les Européens continuent de brandir la menace de sanctions, s’ils n’obtiennent pas satisfaction lors de cette réunion clé. Le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, s’est montré tranchant lors d’une réunion des chefs de la diplomatie européens à Avignon samedi : "Laissons-le [Medvedev] d’abord respecter son engagement. Sur les six points de l’accord, seuls deux, voire deux et demi, peut-être trois, ont été exécutés." L'annulation du sommet UE-Russie du 14 novembre figurerait parmi les sanctions possibles.



Cette rencontre semble déterminante pour l’avenir des relations entre la Russie et l’Union européenne. Sa crédibilité est en jeu : "L’Union européenne a l’opportunité dans ce conflit de s’afficher en tant que puissance face aux Etats-Unis, absents des négociations, et la Russie", analyse Yvan Rioufol, éditorialiste au "Figaro" et invité de FRANCE 24.



Après Moscou, le chef de l'Etat français et les deux dirigeants européens se rendront en Géorgie. Attendus vers 15H20 GMT à Tbilissi, ils rencontreront le président géorgien, Mikhheïl Saakachvili, et lui renouvelleront vraisemblablement leur soutien.

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