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ÉGYPTE

Le bilan de l'éboulement au Caire continue de s'alourdir

3 min

Les secours poursuivent leurs recherches de corps sous les gravats. Mais selon les autorités, au moins 51 personnes sont mortes après l'éboulement de blocs de pierres survenu le 6 septembre dans un bidonville du Caire.

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Le bilan de l'éboulement d'énormes blocs de pierre sur un bidonville du Caire a continué de s'alourdir lundi, avec 51 morts selon les autorités alors que plusieurs dizaines de personnes seraient toujours ensevelies sous les décombres.

Au surlendemain de la catastrophe survenue samedi dans le nord-est de la capitale égyptienne, quatre corps sans vie ont été retirés des gravats, qui atteignent une quinzaine de mètres de haut, a déclaré à l'AFP un responsable des services de sécurité.

"Le nombre des victimes s'élève désormais à 51 morts et 57 blessés", a-t-il ajouté. Un précédent bilan, quelques heures plus tôt, faisait état de 47 morts.

Un chiffre qui risque de s'alourdir car "des dizaines de personnes" pourraient être ensevelies sous les décombres, "mais il n'y a pas d'estimation précise vu le grand nombre de maisons détruites", a précisé le responsable.

Certaines chaînes de télévision ont estimé le nombre des personnes piégées à quelque 500.

Les opérations de secours vont probablement se poursuivre pendant plusieurs jours, selon le responsable.

L'armée et les services de secours sont parvenus à se frayer d'étroits passages parmi les rochers, notamment en rognant les blocs de pierre pour ne pas risquer de les déstabiliser et de provoquer un nouvel éboulement, a poursuivi le responsable.

La chute des gigantesques blocs de pierre de la colline du Moqattam a balayé au moins 35 habitations de Manchiyet Nasser, un bidonville densément peuplé du nord-est du Caire.

Le drame s'est produit samedi matin, jour de week-end, à une heure où beaucoup d'habitants dormaient encore pendant cette première semaine de ramadan.

Des unités de l'armée ont commencé samedi soir à déplacer les survivants vers un camp de près de 60 tentes, érigé dans un jardin public du quartier de Fostat, proche de Manchiyet Nasser.

Mais certains des rescapés ont refusé de se rendre dans les tentes, exigeant de nouveaux logements, selon le quotidien indépendant Al-Masri Al-Yom.

Cité par le journal indépendant Al-Badil, Abdallah Salem, 60 ans, a dit redouter un retour dans sa maison, située dans la zone: "Nous avons peur de dormir dans nos maisons de crainte que notre destin ne soit le même que celui de nos voisins".

Le mufti de la république, Ali Gomaa, a déclaré que toutes les personnes tuées dans l'éboulement étaient des "martyrs".

La plupart des habitations en briques et petits ateliers du quartier échappant à toute réglementation comprennent deux étages.

La masse désertique du Moqattam est faite d'escarpement calcaire. De très nombreux quartiers de ce genre se sont nichés à son pied, le long du principal périphérique de la métropole cairote.

Certains habitants ont imputé le drame à des travaux débutés il y a plusieurs semaines sur la colline, affirmant que les autorités avaient été alertées des risques.

Dimanche, des habitants en colère avaient jeté des pierres sur la police et fustigé l'inefficacité des pouvoirs publics et la lenteur des secours.

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