FOOTBALL - FRANCE

Domenech dénonce la virulence des critiques

Le sélectionneur des Bleus, Raymond Domenech, a vivement réagi aux critiques dont il a fait l'objet au lendemain de la défaite française face à l'Autriche. "L'odeur du sang vous intéresse", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse.

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Raymond Domenech s'est comparé mardi à un condamné à mort en raison de la virulence des critiques portées à son encontre après la défaite en Autriche.

Maintenu en poste avec une obligation de résultats malgré l'élimination au premier tour de l'Euro, le sélectionneur a conduit l'équipe de France à un revers 3-1 dès son entrée en lice dans le groupe 7 de qualification à la Coupe du monde, samedi à Vienne.

"L'odeur du sang vous intéresse", a-t-il lâché d'emblée aux journalistes venus à Clairefontaine écouter ses commentaires sur la situation des Bleus à la veille de leur deuxième match contre la Serbie.

"Je tiens à dire que je suis content d'une chose: les lois d'exception et la guillotine n'existent plus sinon certains parmi vous se feraient un malin plaisir de m'envoyer sur l'échafaud", a ajouté Domenech, la voix mêlée d'émotion et de colère.

"Je n'ai tué personne. Peut-être que si j'avais tué quelqu'un, j'aurais bénéficé de circonstances atténuantes."

 

"ÇA FAIT 10 ANS QUE ÇA DURE"

Le sélectionneur reste sur cinq matches sans victoire, dont trois défaites de rang, en compétition officielle. Il a pourtant réfuté tout sentiment d'urgence quant à la situation des Bleus.

"Je rappelle quand même un truc: c'est le premier match des éliminatoires. Il reste 27 points à prendre. On a perdu le premier à l'extérieur, ce n'est pas agréable mais on a l'impression que tout à coup il y a une révolution", a-t-il poursuivi.

"Je ne minimise pas la défaite, on est dans la situation où on se dit que le parcours est long.

"(La qualification) va se jouer à chaque match, chaque journée. Il y a le prochain match de mercredi, on joue pour gagner.

"Le problème, c'est de faire abstraction de tout le reste et de se concentrer sur le match de mercredi."

Raymond Domenech est toutefois persuadé que ses joueurs sauront surmonter cette pression supplémentaire. Mieux, il s'accommoderait presque d'assumer seul ce contexte pesant.

"Les joueurs s'en foutent, ça fait 10 ans que ça dure", a-t-il dit en allusion aux critiques contre Aimé Jacquet avant la victoire en Coupe du monde. "Le climat extérieur n'est jamais anodin. À la limite, c'est presque bon signe."

Le Stade de France ne sera pas plein mercredi soir mais Domenech, régulièrement sifflé dans toutes les enceintes françaises, veut croire que les spectateurs se rangeront du côté des Bleus.

"Je trouve super que malgré tout ce qui se dit, il y ait encore 50.000 personnes pour venir nous soutenir. L'équipe a besoin de ça, les joueurs ont besoin de ça", a-t-il dit.

"Le public qui est venu a envie de voir (jouer et gagner l'équipe de France). La corrida, c'est sur une autre chaîne."

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