ROYAUME-UNI

Shell va signer un contrat de capture de gaz en Irak

Selon le quotidien Financial Times, Shell a conclu avec Bagdad un contrat d'une valeur potentielle de 4 milliards de dollars. Un accord qui permettra au groupe pétrolier britannique de commercialiser le gaz irakien en Irak et à l'étranger.

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Le groupe pétrolier britannique Shell a conclu avec Bagdad un contrat de capture de gaz, a indiqué mardi le ministère irakien du Pétrole, d'une valeur potentielle de 4 milliards de dollars (2,8 milliards d'euros) selon le Financial Times.

L'accord, qui sera signé le mois prochain, permettra la commercialisation de gaz irakien en Irak et à l'étranger, a précisé à l'AFP le porte-parole du ministère, Assem Jihad.

Shell deviendra ainsi le premier groupe pétrolier à signer un accord avec le gouvernement irakien depuis l'invasion américaine de 2003 et la chute de l'ancien régime de Saddam Hussein.

Le contrat porte sur la récupération des quelque 20 millions de mètres cube de gaz brûlés chaque jour par l'industrie pétrolière pour des raisons de sécurité dans la région de Bassorah, dans le sud de l'Irak, de quoi satisfaire les besoins en électricité de tout le pays, a estimé le FT dans son édition de mardi.

Il va donner naissance à une coentreprise détenue à 51% par la société publique irakienne Southern Oil Company, et à 49% par Shell, a précisé à l'AFP M. Jihad.

La durée et la valeur du contrat restent à déterminer, mais, selon des sources irakiennes citées par le quotidien britannique, il pourrait s'élever à près de quatre milliards de dollars (2,8 milliards d'euros).

Ce chiffre n'a pas été confirmé par le porte-parole du gouvernement qui a par ailleurs évoqué un partenariat "à long terme" car "l'investissement pour l'extraction" de gaz "est un processus long".

"L'Europe recherche un approvisionnement en gaz depuis l'Irak", a également indiqué M. Jihad au FT, en reconnaissant que si "les questions de sécurité ont pu être dissuasives, les groupes sentent maintenant que la sécurité s'est améliorée, et cela en encouragera d'autres à venir".

Shell a de son côté déclaré au FT être "ravi de la décision du gouvernement et attendre avec impatience la signature de l'accord, dans un futur proche".

Fin août, la Chine est devenue le premier acteur étranger à conclure un accord pétrolier avec l'Irak, d'un montant de trois milliards de dollars.

Cet accord, qui porte sur l'exploration par la Chine du champ pétrolier d'al-Adhab, à 180 km au sud-est de Bagdad, a ressuscité un contrat signé en 1997 entre la Chine et le gouvernement de Saddam Hussein.

Le FT remarque toutefois que l'Irak a ralenti les projets d'accords en matière de conseil et d'assistance sur ses principaux champs pétroliers qu'il avait avec certaines compagnies occidentales comme Shell, ExxonMobil et BP.

M. Jihad a cependant assuré au FT que le ministère du Pétrole était désormais enclin à passer à l'étape suivante et à se concentrer sur des contrats de développement à plus long terme avec ces compagnies.
 

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