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CORÉE DU NORD

Kim Jong-il serait malade, Pyongyang dément

3 min

Selon un responsable du gouvernement sud-coréen, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il aurait été victime d'un malaise et serait malade. Un diplomate nord-coréen a démenti l'information, accusant les médias occidentaux de "conspiration".

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La Corée du Nord a enfin réagi aux interrogations sur la santé de Kim Jong-il, qui n'a pas assisté mardi à la grande parade marquant le 60e anniversaire de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) fondée en 1948.

Le numéro deux du régime nord-coréen, Kim Yong-nam, a assuré mercredi qu'il n'y avait "aucun problème" concernant l’état du leader, rapporte l'agence de presse japonaise Kyodo. Quelques instants plus tôt, un haut diplomate nord-coréen avait démenti les informations selon lesquelles Kim Jong-il aurait été victime d'un malaise. "Nous considérons que cette information est non seulement sans valeur mais qu'elle relève aussi du complot", a déclaré Song Il-ho, le principal négociateur nord-coréen dans les discussions de normalisation avec le Japon.

Cette mise au point intervient alors que les spéculations sur la santé du leader nord-coréen ne cessent d’augmenter depuis son absence remarquée à la parade d’anniversaire, mardi.


Les sosies de Kim Jong-il


Ce mercredi, en effet, un responsable sud-coréen, cité par l'agence sud-coréenne Yonhap, a déclaré que Kim Jong-il avait été victime d'un malaise et qu'il était souffrant. Un jour auparavant, c’est un responsable d'un service de renseignement occidental, sous couvert d’anonymat, qui avait déclaré que le leader avait peut-être été victime d'une attaque cérébrale il y a quelques semaines.

Difficile d’en savoir plus sur l’état de santé du leader nord-coréen, tant les informations officielles sont filtrées. S’ajoutent à  ce flou des rumeurs faisant état de l’emploi fréquent de sosies par le chef de l’Etat. Sur Internet, l’éventualité du décès du leader nord-coréen est même avancée par certains bloggeurs.

 "On sait depuis longtemps que Kim Jong-il utilise des sosies. Mais je ne pense pas qu'il soit mort ou en incapacité de gouverner. Il est, en revanche, probablement malade", assure à FRANCE 24 Park In-ho qui travaille pour Daily NK, une publication en ligne tenue par des journalistes nord-coréens réfugiés en Corée du Sud.

Spéculations sur un éventuel successeur


Kim Jong-il, 66 ans, à la tête de la Corée du Nord depuis 1994, a déjà souffert de problèmes cardiaques et de diabète, selon des responsables sud-coréens. Il n’est pas apparu en public depuis plus de trois semaines. Il est cependant un habitué des longues absences entre deux apparitions en public.

Mais l’éventualité de la mort du "Juche" reste dans les esprits. Les spéculations vont bon train sur le nom de son éventuel successeur.
"C’est le problème numéro un. Lorsque le père de Kim Jong-il, Kim Il-sung, est décédé, il n’y avait eu aucun problème puisque son fils avait été désigné comme successeur depuis 14 ans. Aujourd’hui, il n’y a pas de successeur officiel et il n’y a aucune indication d’une quelconque préférence pour l’un ou l’autre des trois fils de l’actuel leader nord-coréen" souligne Nathalie Tourret, correspondante FRANCE 24 à Tokyo.
 

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