Accéder au contenu principal
SECTEUR BANCAIRE

Lehman plombe Wall Street, les autres marchés suivent

2 min

La mise sous tutelle des géants du refinancement hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae n’aura apaisé les marchés qu’une journée. La banque américaine Lehman Brothers, dont l'action a perdu plus de 40%, a plombé les cours mardi.

Publicité

La fête est finie à Wall Street. Mardi, le Dow Jones perdait 2,43%. L'euphorie suscitée par le sauvetage de Freddie Mac et Fannie Mae a trouvé ses limites. 

A l'origine de ces pertes: Lehman Brothers, quatrième banque d'investissement de Wall Street. Depuis des mois, Lehman Brothers traverse une crise inquiétante. Mais cette fois, sa chute progressive s'est transformée en descente aux enfers, avec une action qui a plongé de 45%.

 

Lehman Brothers a un gros problème de capital, elle a besoin d'être renflouée très vite et recherche donc à tout prix des actionnaires.

Récemment, Lehman avait entamé des négociations avec une banque coréenne pour une prise de capital à hauteur de 25%. Les négociations se seraient terminées sans aucun accord signé.
 

Aujourd'hui son président devrait annoncer les résultats du troisième trimestre et on s'attend à un nouveau dévissage. Si bien que de plus en plus on la compare à une autre banque d'investissement, Bear Stearns, qui a fait faillite cette année, avant d'être rachetée une bouchée de pain par sa concurrente Morgan Chase.

 
Ces problèmes qui affectent Lehman Brothers touchent de manière générale l'ensemble du secteur bancaire américain. 
Les petites banques régionales sont les plus visées, fragilisées par la crise des subprimes.
 

Ces établissements manquent de capitaux et elles ne peuvent plus honorer leurs dettes. Depuis le début de l'année, neuf banques ont fait faillite et la liste noire des banques à problèmes ne cesse de s'allonger -elles sont aujourd'hui 117 à être placées sous étroite surveillance.

 
 
Le sauvetage de Freddie et Fannie n'a pas fait que du bien au secteur bancaire américain. En effet, de nombreux petits établissements étaient leurs actionnaires. 
 

Ces banques -elles sont une quarantaine- risquent de perdre leur investissement. Ce sont elles finalement qui vont payer les pots cassés de ce sauvetage hyper médiatisé.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.