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L'enquête sur "l'affaire du parapluie bulgare" continue

Le meurtre à Londres en 1978 du dissident bulgare Guéorgui Markov, connu depuis sous le nom d'"affaire du parapluie bulgare", continuera à faire l'objet d'une enquête officielle selon le Bureau national bulgare des investigations.

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L'enquête en Bulgarie sur le meurtre présumé en 1978 à Londres de l'écrivain dissident bulgare Guéorgui Markov par une arme mystérieuse surnommée "le parapluie bulgare" sera poursuivie, a annoncé mercredi à l'AFP le directeur du service national des investigations, Boïko Naïdenov.

M. Naïdenov a expliqué que l'enquête aurait pu être close pour prescription, soit 30 ans après les faits, si elle ne portait que sur le cas Markov.

Toutefois, selon lui, elle peut continuer encore pendant 22 ans car elle traite non seulement du meurtre présumé de Markov, mais également d'une tentative de meurtre la même année à Paris sur un autre dissident bulgare, Vladimir Kostov, avec une arme similaire.

"Un cas semblable avec un autre dissident (bulgare) s'est produit à la même époque. Ce fait ne peut pas être négligé", a indiqué le chef des investigations.

"Selon la législation dans ce cas précis il y a prescription au terme de 35 ans (après le crime présumé) et ce délai peut être prolongé de la moitié si l'investigation a entretemps été suspendue. Il y a donc assez de temps et de possibilités légales pour rechercher la vérité", a-t-il déclaré.

Markov s'était enfui de la Bulgarie communiste et lisait ses oeuvres sur les ondes de la BBC et de la radio Free Europe.

Le 7 septembre 1978, jour de l'anniversaire du dictateur communiste bulgare Todor Jivkov, Markov avait été piqué à la cuisse, alors qu'il attendait l'autobus, par un passant qui avait laissé tomber son parapluie. Le soir-même Markov avait eu une forte fièvre. Il était décédé quatre jours plus tard sans être interrogé par la police. Lors de l'autopsie, une capsule de la taille d'une tête d'épingle, en alliage de platine et d'iridium, peut-être empoisonnée, avait été découverte dans sa jambe.

Une capsule identique avait été trouvée en France dans le corps du journaliste Vladimir Kostov, ex-agent des services secrets bulgares. En août 1978, alors qu'il se trouvait dans le métro à Paris, il avait ressenti une piqure et avait ensuite été pris d'une forte fièvre à laquelle il avait survécu. Il avait expliqué qu'après avoir appris les circonstances de la mort de Markov, il s'était fait examiner et qu'une capsule du même type avait été trouvée dans son dos.

"C'est dans l'intérêt de la Bulgarie de terminer une fois pour toutes (l'enquête sur) ces cas, de supprimer les ombres du passé. Si quelqu'un a organisé un meurtre, il faut l'identifier et le traduire devant la justice, même s'il a fait partie de la direction de l'Etat", a déclaré M. Naïdenov

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