BOLIVIE

Les manifestations anti-Morales se durcissent

Des manifestants ont envahi les principaux édifices publics de la ville de Santa Cruz afin de réclamer un meilleur partage des ressources énergétiques et de protester contre la réforme constitutionnelle de leur président Evo Morales.

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Des manifestants anti-gouvernementaux ont pris d'assaut des bâtiments publics mardi dans l'est de la Bolivie pour réclamer l'allocation de ressources supplémentaires à leur région.

Des centaines de jeunes gens, armés de pierres et de bâtons, ont pris d'assaut les bureaux d'une société de télécommunications publique, du trésor public, de l'institut de la réforme agraire et de la branche locale de la télévision publique dans la ville de Santa Cruz, un bastion de l'opposition.

La télévision a diffusé des images d'affrontements violents durant lesquels la police a tiré des gaz lacrymogènes.

Les manifestants réclament au président Evo Morales de donner une part plus importante des revenus tirés des ressources énergétiques du pays à Santa Cruz.

Ils entendent aussi protester contre la réforme constitutionnelle voulue par Morales, premier président indigène de l'histoire de la Bolivie.

Dans la zone de Chaco, riche en gaz naturel, des manifestants s'en sont pris à une station de contrôle d'un gazoduc et ont essayé sans succès de couper les exportations vers le Brésil, ont déclaré des responsables.

Le gouvernement a vivement condamné ces manifestations.

"Des gens fascistes, violents et racistes ont attaqué des institutions qui appartiennent à tous les Boliviens", a déclaré le ministre de l'Intérieur Alfredo Rada après une réunion d'urgence avec Morales à La Paz.

Des médias locaux rapportent que des manifestants ont également saisi des bâtiments publics et bloqué des routes dans les provinces de Beni et Pando.

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