Accéder au contenu principal

L'immobilier en crise en Europe, en essor en Chine

Le prix des terrains en France chute, dans l’ancien comme dans le neuf. pourtant, en Europe, le Royaume-Uni et l'Espagne connaissent des crises plus profondes encore. C'est l'inverse en Chine, où une bulle immobilière s'est formée.

PUBLICITÉ

La baisse des ventes de logements en France se poursuit, dans le neuf (34 %), comme dans l’ancien (25 %). Après plus d'une décennie de hausse ininterrompue, toutes les villes françaises sont touchées, Marseille particulièrement (30 %), et tous les biens sont concernés. La société Xerfi, spécialiste des études sectorielles, prévoit dans Le Figaro qu'un rebond dans l’ancien entre 2011 et 2015. La situation française est pourtant loin d’être aussi catastrophique qu’aux Etats-Unis, en Espagne ou au Royaume-Uni, qui sont confrontés à un véritable krach immobilier.

Aux Etats-Unis, une stabilisation des prix en 2009 ?

Outre-Atlantique, le prix de l'immobilier connaît sa plus forte baisse depuis huit ans. L'indice Standard & Poor's/Case-Shiller révèle une chute de 15,8 % des prix sur vingt agglomérations en mai 2008, par rapport au même mois de l'année précédente. Las Vegas, Los Angeles, Miami, Phoenix, San Diego, San Francisco et Tampa subissent un recul de 24 % à 28 % alors qu'Orlando, Phoenix et Oakland voient une reprise des ventes. En août dernier, Alan Greenspan avait annoncé dans un entretien au Wall Street Journal que les prix de l’immobilier aux Etats-Unis allaient probablement se stabiliser, dans le courant du premier semestre 2009.

Au Royaume-Uni, la bulle immobilière a éclaté après avoir glonfé ces dernières années de 180 % en dix ans. Les prix chutent depuis déjà plusieurs années, et le krach immobilier n’a pas encore été évité. Selon la banque Halifax, les prix ont affiché une baisse de 10,9 % sur un an. Ce recul a également touché les logements des quartiers riches, habituellement épargnés. A Londres, les quartiers de Mayfair, Kensington et Chelsea ont connu un recul de 1,6 % sur un an.  

En Espagne, la crise immobilière amorcée en 2007 ne semble plus s’arrêter. Les ventes de logements urbains ont reculé de 29,6 % sur un an, selon les chiffres de l'Institut national de la statistique. L’ancien est particulièrement touché avec un recul de 38,9 % sur un an. Le pays pâtit de la crise des crédits immobiliers, mais souffre aussi de la hausse des taux, car la quasi-totalité des crédits sont pour la plupart à taux variables.  

L'immobilier décolle à Pékin

En Chine, alors que la croissance est une des plus élevées de la planète avec un chiffre dépassant les 10 %, l’immobilier décolle. En juin, les prix ont augmenté de 8,2 % sur un an sur 70 grandes villes, selon un rapport de la Commission nationale pour le développement et la réforme de Chine. Cette hausse est légèrement plus forte dans le neuf que dans l'ancien. A noter que Pékin connaît une hausse de près de 14 %, à Urumqi, chef-lieu de la région du Xinjiang, le chiffre s'est hissé à 21,7 %.

A Bombay, en Inde, le marché est en plein essor, les prix du mètre carré flambent. La ville est même plus chère que Paris. Bombay se hisse au 4e rang des villes les plus chères du monde. La hausse du prix des terrains en Inde ne semble pas terminée.

Après une crise de l'immobilier soutenue au Japon, le secteur a en revanche du mal à se stabiliser sur l'achipel. La bulle immobilière japonaise a éclaté, il y a maintenant plus de 10 ans. Les prix ont encore baissé l'année dernière de 6 %.

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.