ÉTATS-UNIS - OURAGAN

Évacuations massives au Texas à l'approche de Ike

Des centaines de milliers de Texans ont été évacués à l'approche de l'ouragan Ike. À Houston, les services météorologiques ont affirmé que les personnes qui ignoreraient les consignes prenaient "le risque d'une mort certaine".

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Ike, qui menace de redevenir un ouragan de catégorie 3, devrait atteindre vendredi soir ou samedi matin la côte du Texas dans la région de Houston, où des centaines de milliers de personnes ont suivi les ordres d'évacuation.

  

Les autorités craignent que les eaux du golfe du Mexique ne submergent, avec des vagues de six mètres de haut, la région côtière de la quatrième ville la plus peuplée des Etats-Unis, important centre de l'industrie pétrolière.Les services météorologiques ont mis en garde les personnes qui ignoreraient les consignes d'évacuation qu'elles prenaient "le risque d'une mort certaine".

  

Le maire de Houston, Bill White, a néanmoins invité ses administrés dans les zones les moins exposées à s'abriter autant que possible chez eux. "Ils sont plus en sécurité s'ils restent là où ils sont", a-t-il dit.Pour le moment, Ike est un ouragan de catégorie 2 sur une échelle qui en compte cinq. Il est accompagné de vents soufflant à 168 km/h qui devraient se renforcer dans les prochaines heures.

 

 A 08h00 vendredi (12h00 GMT), l'oeil du cyclone se situait à 370 km au sud-est de Galveston, au sud de Houston. Il se dirigeait vers l'ouest-nord-ouest à une vitesse de 20 km/h.A Galveston, où s'est abattu en 1900 l'ouragan le plus meurtrier de l'histoire des Etats-Unis, d'imposantes files de voitures, de bus et de camions se sont formées sur le pont qui permet de quitter l'île.

 

 Les scènes d'évacuation rappellent celles, chaotiques, qui avaient eu lieu en 2005 avant l'arrivée de l'ouragan Rita, qui avait finalement épargné la ville.Les autorités rapportent que 600.000 personnes ont déjà évacué la région. "Le message le plus important que je puisse envoyer est de ne pas prendre cet ouragan à la légère", a déclaré le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Michael Chertoff.

 

 Si sa trajectoire n'est pas modifiée, Ike devrait atteindre les côtes du Texas près de Freeport, dans le comté de Brazoria, juste au sud de Galveston. Ce pourrait être le plus puissant ouragan à frapper le Texas depuis Carla en 1961, qui avait dévasté la région de Corpus Christi.

 

Centre de contrôle spatial évacué
 


Autre conséquence de l'ouragan, le centre de contrôle spatial de Houston a été évacué et les agences spatiales russe et américaine ont dû reporter de plusieurs jours l'arrimage d'une fusée de ravitaillement à la Station spatiale internationale (ISS). L'opération, initialement prévue samedi, a été reprogrammée à mercredi prochain.

 

 La Nasa a fermé jeudi son centre de contrôle de Houston et transféré ses activités dans ses sites de secours d'Austin, au Texas, et de Huntsville, en Alabama.Même si Houston, contrairement à La Nouvelle-Orléans, est située au-dessus du niveau de la mer (15 mètres), le raz-de-marée de plus de six mètres que risque de provoquer Ike pourrait inonder quantité de terrains exposés.

 

 "Il s'agit d'une vague digne d'un tsunami, ce n'est pas une simple déferlante de tempête", a déclaré Jack Colley des services d'urgence de l'Etat.L'ouragan menace par ailleurs les nombreuses installations pétrolières du Texas et a déjà provoqué la fermeture préventive d'une dizaine de raffineries.Selon des experts, l'ouragan pourrait provoquer des dégâts
dans certaines raffineries situées sur la côte et provoquer leur fermeture pour plusieurs semaines."Cela aura certainement des répercussions sur le carburant.

 

Cela va certainement réduire l'approvisionnement", a déclaré Kevin Kovelar, secrétaire adjoint à l'Energie chargé de l'électricité et de l'approvisionnement énergétique.Le département de l'Energie est prêt à avoir recours aux réserves stratégiques si cela se révèle nécessaire, a-t-il ajouté.

 

 En Louisiane, La Nouvelle-Orléans semble hors d'atteinte de l'ouragan mais l'alerte reste en vigueur en raison des risques de tempête tropicale. Le président George Bush a demandé aux services fédéraux d'appuyer si nécessaire les secours de cet Etat.

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