ISRAËL - TERRITOIRES PALESTINIENS

Abbas veut que la paix reste une priorité de Washington

Lors d'une conférence de presse à Ramallah, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a déclaré qu'il demanderait à la prochaine administration américaine de faire du processus de paix avec Israël une priorité.

Publicité

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a déclaré samedi qu'il demanderait à la prochaine administration américaine de faire des pourparlers de paix avec Israël une priorité.

"En supposant que nous ne trouvions pas d'accord (d'ici la fin de mandat du président George Bush), nous pressons la
nouvelle administration américaine de poursuivre le processus de paix et de le traiter comme une priorité", a dit Abbas lors d'une conférence de presse à Ramallah, en Cisjordanie.

Selon des responsables palestiniens, Abbas va rencontrer Bush le 26 septembre à Washington afin d'examiner l'état des
discussions relancées l'année dernière à Annapolis (Maryland) et que la Maison blanche espérait conclure d'ici la fin de l'année. "Nous dirons au président Bush où nous en sommes dans nos négociations avec les Israéliens et détailleront les points d'accord et de désaccord", a expliqué Abbas.

"Nous ne cherchons pas un accord provisoire qui ne couvrirait pas certaines questions clés", telles que le statut de Jérusalem, celui des réfugiés, les contours d'un futur Etat palestinien, la sécurité ou les colonies, a-t-il rappelé.

"Soit nous trouvons un accord global soit rien du tout. Nous travaillons sur cette base. Pouvons-nous y parvenir d'ici la fin
de l'année? Cela demande d'importants efforts et nous poursuivrons notre effort, mais nous ne pouvons pas le dire avec
certitude", a-t-il ajouté.

Les négociateurs palestiniens ont fait savoir que les discussions se poursuivraient d'ici la fin du mandat de George
Bush, qui passera la main à son successeur le 20 janvier, et d'ici la désignation d'un nouveau Premier ministre israélien.

L'actuel chef du gouvernement israélien Ehud Olmert, éclaboussé par des soupçons de corruption, a annoncé sa
démission. Une élection est prévue mercredi au sein de Kadima, pour lui trouver un successeur à la tête du parti, qui sera
chargé de former un nouveau gouvernement.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine