ÉTATS-UNIS - ÉLECTION

Sarah Palin accusée d'abus de pouvoir

Atout de poids visant notamment l'électorat féminin dans la campagne de John McCain, Sarah Palin n'a pour l'instant fait aucun commentaire sur l'enquête parlementaire dont elle est l'objet, et pour laquelle son époux a été convoqué.

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La course à la Maison Blanche devient de plus en plus agressive alors que le candidat républicain John McCain et son rival démocrate Barack Obama multiplient attaques et accusations personnelles.

De nouvelles révélations dimanche dans le New York Times dépeignent aussi la colistière vedette de M. McCain, Sarah Palin comme ayant usé de son pouvoir à la tête de l'Alaska pour favoriser ses amis et évincer ses adversaires, mélangeant selon le quotidien ses fonctions officielles et ses affaires privées.

Le New York Times affirme que dès qu'un poste de haut niveau de l'Etat se libérait elle y nommait un de ses amis. Mme Palin a ainsi attribué la direction des services de l'agriculture d'Alaska à un ancienne camarade de classe qui a fait valoir comme seule qualification pour ce poste, payé 95.000 dollars/an, sa passion d'enfance pour les vaches. Elle travaillait jusqu'alors dans l'immobilier.

"Tout au long de sa carrière politique, Mme Palin a cherché à se venger de ses opposants, congédiant des fonctionnaires de l'Etat qui s'étaient pas d'acccord avec elle, faisant parfois l'amalgame entre ses problèmes privés et ses fonctions officielles", écrit le New York Times, citant des documents officiels et des interviews avec 60 élus républicains et démocrates du parlement d'Alaska.

De son côté, le porte parole de l'équipe de campagne du sénateur John McCain a accusé Barack Obama de tactique électorale "déplacée" quand il a lancé un appel samedi à ses deux millions de partisans pour qu'ils aident les victimes de l'ouragan Ike, qui a dévasté le Texas, avec des contributions financières.

M. McCain a indiqué dans un communiqué que lui-même et son épouse "offraient leurs prières et leur aide".

Le sénateur Obama a rétorqué le même jour en affirmant que son rival républicain menait la campagne présidentielle "la moins honorable" de l'histoire américaine.

L'état-major du sénateur Obama a fait circuler un nouveau spot publicitaire et ouvert un site internet dans lesquels il insiste sur la présence dans l'entourage immédiat de M. McCain d'anciens lobbyistes.

Or ce dernier se présente comme celui qui a toujours combattu l'influence de l'argent à Washington et se réclame comme le candidat du véritable changement.

Ces messages visent à "démasquer la mascarade" de M. McCain qui a toujours voté pour la politique de George W. Bush au Sénat et veut se faire passer pour un authentique agent du changement, a expliqué David Axelrod, le stratège électoral du sénateur Obama.

M. McCain a répondu en assurant que lui-même et Mme Palin, qui a dopé le "ticket" républicain, "non seulement promettent un grand changement à Washington mais ont déjà démontré dans leur carrière leur capacité pour cela".

"Nous offrons non seulement des changements sur lesquels vous pouvez compter mais aussi des changements déjà accomplis que vous pouvez vérifier".

Le sénateur Obama a également annoncé dimanche un record de collecte de fonds de campagne au mois d'août avec 66 millions de dollars. Il dispose désormais de 77 millions de dollars, un avantage financier sur son rival républicain alors qu'il a renoncé aux fonds publics qui sont plafonnés.

Le dernier sondage national publiée par Newsweek donne l'égalité entre les deux candidats avec 46% des intentions de votes chacun.

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