LIGUE DES CHAMPIONS

Bordeaux sévèrement corrigé, Marseille s'incline de peu

Pour leur première journée de Ligue des Champions, les Girondins de Bordeaux se sont inclinés face à Chelsea (4-0), tandis que l'Olympique de Marseille a perdu de justesse, à domicile, face aux Reds de Liverpool (1-2).

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Les espoirs d'exploit de Bordeaux ont été balayés par sa naïveté défensive et son absence d'imagination, qui ont offert à Chelsea des retrouvailles tranquilles avec la Ligue des Champions (4-0), sans que le finaliste de l'édition 2008 ne force son talent mardi (groupe A).

Cette rencontre n'a même pas donné l'exacte mesure de l'écart entre une équipe de Premier League qui réussit son début de championnat, et une formation française qui peine, tant les Londoniens ont semblé se ménager pour Manchester United dimanche.

Après une entrée en matière volontaire pour leur retour en C1 deux ans après un passage anonyme, les Bordelais offraient un début de match en forme de leçon illustrée sur "Comment réduire à néant une bonne entame avec une défense en bois", sous le regard de trois ex-arrières français mythiques, leur entraîneur Laurent Blanc, Marcel Desailly et Marius Trésor.

Jose Bosingwa échappait à Diego Placente à droite pour un centre parfait dans la course de Frank Lampard qui, au second poteau, entre Franck Jurietti et Marc Planus, ouvrait le score de la tête sans être vraiment gêné (14).

Voies d'eau

Les fuites devenaient voies d'eau, le naufrage guettait. Ulrich Ramé évitait le KO immédiat, en repoussant tant bien que mal un tir vicieux de Nicolas Anelka (19) puis en épargnant à Planus l'ignominie du contre son camp sur un centre de Bosingwa (22).

Mais l'inévitable deuxième but illustrait les errements girondins quand, sur corner, le petit Joe Cole, bon joueur mais en aucun cas redoutable de la tête, prenait le meilleur sur Jurietti et le géant Fernando pour une tentative décroisée victorieuse au premier poteau (30, 2-0). Seul, Lampard ratait ensuite le cadre sur une demi-volée croisée (33).

En seconde période, Bordeaux montrait ses dents de lait. Un tir de Fernando rasait même le montant de Petr Cech (52). Mais Chelsea était suffisamment confiant pour offrir son retour à la compétition à Michael Ballack.

Dans un match qui prenait des allures d'entraînement grandeur nature, Florent Malouda donnait à son équipe un avantage plus conforme à la réalité, d'un tir croisé, sur un ballon que la défense bordelaise n'avait su dégager (82). Une tête de Ricardo Carvalho, encore isolé sur corner, s'écrasait sur la barre (88).

Dans les arrêts de jeux, cette même barre repoussait encore une frappe de Juliano Belletti dans les pieds de Nicolas Anelka qui participait à son tour à la fête (90+2).

Marseille accrocheur mais battu


Marseille a dépensé une folle énergie mais n'a pas empêché Liverpool, impressionnant de maîtrise en première période, de s'imposer au Vélodrome mardi lors de la 1re journée de la Ligue des champions (2-1).

L'OM n'a pas franchement à rougir de sa première défaite de la saison face au co-leader du championnat anglais, tombeur de son vieux rival Manchester United le week-end dernier (2-1) et présenté comme un champion d'Angleterre en puissance.

Le public du Vélodrome l'a compris: c'est sous les applaudissements qu'il a accompagné ses favoris en fin de match, eux qui avaient pris une sacrée correction en décembre devant cette même équipe (0-4)...

La machine à presser anglaise ne mit pas longtemps à entrer en action. Impossible de jouer un ballon tranquillement sans voir surgir un Anglais prêt à s'en emparer! Une présence physique de tous les instants, que seule la vivacité marseillaise pouvait ébranler. Le décor était planté.

Liverpool enchaînait ainsi les tentatives, par Torres d'une tête claquée par Mandanda (7), Babel en pivot (15) ou Gerrard des 20 m obligeant encore Mandanda à la détente (16).

Mais c'est au moment où une certaine appréhension commençait à tenailler le Vélodrome, par ailleurs loin d'être plein, que l'OM ouvrait la marque: étonnamment titularisé comme milieu offensif, Cana, servi d'une superbe louche en pivot par Cheyrou lobant la charnière anglaise, marquait un but de pur avant-centre (1-0, 23).

La jubilation française fut aussi brève qu'intense...

Sur une perte de balle de M'Bami au milieu devant Torres, Kuyt centrait en effet pour Gerrard qui enroulait une frappe magnifique. Un peu à la manière du but de Valbuena à Anfield Road un an plus tôt (1-1, 26). Et six minutes plus tard, le capitaine des "Reds" transformait un penalty logiquement accordé après une faute grossière de Zubar sur Babel (1-2, 32).

Domination stérile


C'en était trop pour le coach marseillais Eric Gerets, qui lançait Valbuena à la place de M'Bami avant la pause, repositionnant au passage Cana en vrai milieu défensif, pour injecter de la vitesse supplémentaire.

L'OM se lançait alors dans un longue course qui devait durer toute la 2e mi-temps, où Liverpool jouait logiquement plus à l'économie au profit de contre-attaques.

Souvent impulsées par Cheyrou, le Marseillais du match, les occasions les plus nettes étaient françaises. Un ciseau de Koné (58), deux frappes de Ziani (66, 72), une tête de Taiwo (62) et une plus franche encore de Niang (89), qui eut aussi la balle de match que sauva Reina dans le temps additionnel, ne suffisaient pourtant pas à percer la cuirasse anglaise.

Il fallut même un énorme arrêt de Mandanda devant Babel (76) pour éviter la douche glacée. Mais l'OM a montré des ressources... 

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