CRISE FINANCIÈRE

Les bourses européennes reculent, Wall Street rebondit

Après l'annonce d'un possible sauvetage de l'assureur américain AIG, la Bourse de New York a observé une légère hausse. Les bourses européennes ont, elles, clôturé en baisse, malgré les interventions des Banques centrales occidentales.

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Portée par des espoirs de sauvetage de l'assureur AIG, la Bourse de New York a nettement rebondi mardi : le Dow Jones a gagné 1,30 % et le Nasdaq 1,03 %.
 

Après avoir connu un fort recul, lundi, les principales places boursières européennes avaient cependant encore fermé en baisse en raison des craintes qui pèsent sur la solvabilité de l'assureur américain AIG.


La Bourse de Paris a creusé ses pertes, avec une baisse de 1,96 % du CAC 40 à la clôture. L'ensemble des valeurs financières de la place parisienne ont souffert, la Société générale perdant 4,7 2% à 55,97 euros, le Crédit agricole lâchant 5,18 % à 12,08 euros, BNP Paribas abandonnant 3,05 % à 58,08 euros, Axa cédant 2,90 % à 19,76 euros, tandis que Dexia terminait en queue des valeurs vedettes, sur un repli de 8,48 % à 8,721 euros.

 

A Francfort, la perte s’élevait à 1,63 %. Le recul a toutefois été plus important à Londres qui a chuté de 3,43 %, notamment en raison de la forte baisse du titre de la banque HBOS.

 

Le marché craint un dépôt de bilan de l'assureur américain AIG, dont l’action a plongé à la Bourse de New York de 58,40 % à la mi-journée à 1,98 dollar. Le gouverneur de l'Etat de New York, David Paterson, a de son côté annoncé que AIG ne disposait que de cette seule journée de mardi pour lever les 75 à 80 milliards de dollars nécessaires à son sauvetage.
 

Les banques centrales à la rescousse des marchés financiers

 
Face aux tensions engendrées par la crise bancaire aux Etats-Unis et au lendemain du dépôt de bilan de la banque d’affaires américaine Lehman Brothers, les différentes banques centrales mondiales ont décidé d’injecter des fonds sur le marché afin d’apaiser les investisseurs.

 

La Réserve fédérale américaine (FED) a injecté 50 milliards de dollars dans le circuit bancaire et a annoncé qu’elle interviendrait de nouveau si la situation venait à se détériorer. La veille, elle avait déjà apporté la somme de 70 milliards de dollars.

 

Malgré cette annonce, la Bourse de New York a ouvert en nette baisse : le Dow Jones perdait 1,57 % et le Nasdaq cédait, quant à lui, 1,28 %. Mais elle a ensuite enregistré un rebond, soulagée par l'annonce d'un possible soutien des pouvoirs publics américains à l'assureur AIG pour lui éviter une faillite.

 

La FED a décidé de maintenir son taux directeur à 2 %.


Quelques heures plus tôt, la Banque centrale européenne (BCE) avait elle aussi injecté 70 milliards d'euros. La veille, elle avait déjà alloué environ la moitié de ce montant via une opération similaire de refinancement.

 

La Banque centrale du Japon et la Banque d'Angleterre (Bank of England, BoE) sont également intervenues sur le marché. Mais les Bourses d'Asie, qui pour la plupart avaient fermé pendant la tempête mondiale de lundi, ont dégringolé ce mardi.

 

Les Banques centrales cherchent à éviter une pénurie de crédits, préjudiciable pour l’économie. Depuis le début de la crise des "subprimes" il y a un an, le spectre de la crise plane et les établissements sont peu enclins à se prêter de l’argent entre eux.

 

David Wyss, économiste en chef chez Standard and Poor’s, agence de notation financière, a assuré sur FRANCE 24 que : "Pour Wall Street et pour les marchés financiers, nous vivons là la pire crise depuis la Grande dépression des années 1930".

 

La chute de Lehman Brothers aux Etats-Unis constitue la plus grosse faillite dans le secteur financier américain et a des répercussions dans un marché imbriqué.

 

Faute d’avoir trouvé un acheteur, ce géant du secteur bancaire qui avait survécu à la crise financière de 1929 n’a pas résisté à la crise des "subprimes" et s’est mis, lundi, sous la protection de la loi sur les faillites.

 

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