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BOLIVIE

Accord à l'arraché entre le gouvernement et l'opposition autonomiste

3 min

Le gouvernement socialiste bolivien d'Evo Morales est parvenu à signer un accord à l'arraché avec les gouverneurs autonomistes et libéraux, afin de rétablir la paix dans le pays, en crise depuis trois semaines.

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Le gouvernement socialiste bolivien d'Evo Morales est parvenu mardi soir à signer un accord à l'arraché pour rétablir la paix avec les gouverneurs autonomistes et libéraux, après trois semaines de manifestations et d'affrontements.

Le gouverneur de la région de Tarija (sud), Mario Cossio, porte-parole des cinq gouverneurs autonomistes opposés à la politique socialiste du gouvernement, a signé mardi un accord de principe mardi soir à Santa Cruz (est) en présence du cardinal Julio Terrazas.

"C'est le début d'un grand accord national parce que nous devons la paix et la tranquillité à notre population" a déclaré M. Cossio qui a signé le texte au nom des gouverneurs autonmistes des régions de Santa Cruz (est), Pando et Beni au nord, Chuquisaca (sud-ouest) et Tarija (sud).

Plus tôt dans l'après midi, Mario Cossio avait jeté un froid en déclarant que le dialogue "n'était pas mort mais se trouvait à l'agonie" tandis que le vice-président Alvaro Garcia Limera lui demandait aussitôt de "reconsiderer" sa position.

M. Cossio réclamait la mise en liberté du gouverneur de Pando (nord), Leopoldo Fernandez, qui avait été arrêté dans la matinée accusé d'être à l'origine des affrontements qui ont fait 18 morts dans sa région.

Revenant sur sa déclaration alarmiste, le gouverneur Cossio annoncait en fin de soirée qu'un accord de principe avait été signé avec le gouvernement.

L'accord mentionne que l'Union des nations sud-américaines (Unasur), l'Eglise catholique, l'Union européenne et les Nations Unies serviront de témoins et d'aides au dialogue qui va commencer jeudi.

Le document prévoit la récupération par les autorités des bâtiments publics occupés par les manifestants, le retour à la paix et une enquête sur la mort de 16 paysans la semaine dernière dans la petite région de Pando.

Les deux partis ont aussi convenu de laisser de côté durant le dialogue le projet de nouvelle constitution critiquée par les opposants libéraux.

Le dialogue entre l'exécutif et l'opposition est gelé depuis huit mois et des blocus et des affrontements entre adversaires et partisans du président Morales se déroulaient depuis trois semaines en Bolivie (10 millions d'habitants) le pays le plus pauvre de l'Amérique du sud.

Les gouverneurs des départements de Santa Cruz (est), Tarija (sud), Chuquisaca (sud-ouest), Beni (nord) et Pando refusent un projet de constitution gouvernemental qu'ils jugent trop étatiste et indigéniste, comprenant une réforme agraire qui réduirait la taille des exploitations agricoles, et une nouvelle répartition des recettes provenant des taxes sur les hydrocarbures.

A Washington, le département d'Etat a appelé mardi les ressortissants américains à quitter la Bolivie. Il a annoncé le départ des volontaires américains du Peace corps, "compte tenu de l'instabilité en Bolivie".

Le président américain George W. Bush a placé mardi la Bolivie sur une liste noire estimant que le pays andin n'avait pas respecté ses obligations de lutte contre le trafic de drogue.

Une soixantaine d'agents du service américain de lutte anti-drogue (DEA) ont déjà évacué la semaine dernière la zone de plantation de coca du Chapare, au sud de La Paz.

Le gouvernement a expulsé dimanche dernier l'ambassadeur des Etats-Unis à La Paz, M. Philip Goldberg, l'accusant de conspirer avec l'opposition.

A Santiago du Chili, Evo Morales, premier président amérindien de Bolivie, a reçu lundi le soutien "unanime" de neuf chefs d'Etat de l'Union des nations sud-américaines (Unasur).

L'Unasur a décidé l'envoi en Bolivie d'une commission chargée d'aider les négociations entre gouvernement et opposition.
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