CRISE FINANCIÈRE

L'intervention de la FED rassure les marchés en Asie et en Europe

Suivant les tendances à l'œuvre sur les marchés asiatiques et lors de la clôture de Wall Street, les marchés ont rebondi à l’ouverture sur les places européennes. Le plan de sauvetage de l’assureur AIG a apaisé les investisseurs.

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Paris, le CAC 40 gagnait 1,48 % à 09h15 (GMT+2). A la même heure, le Footsie-100 de Londres gagnait 1,73 % et le Dax de Francfort 0,87 %. A Tokyo, l'indice Nikkei a ouvert la séance en hausse de 1,14 %. Il était en recul de 4,95 % la veille.

 

Les investisseurs asiatiques et européens ont accueilli favorablement l’annonce du plan de sauvetage de l’ex-numéro 1 américain des assurances AIG. La Fed a accordé un prêt, dans la soirée du mardi 16 septembre, de 85 milliards de dollars. En contrepartie, l'Etat américain reçoit une participation de 79,9 % dans le capital de l'assureur.

 

A New York, au terme d’une séance rythmée par les rumeurs sur une hypothétique intervention de Washington pour sauver AIG, le Dow Jones, indice vedette de la Bourse de New York, a gagné 1,30 % à 11 059,02 points.

 

AIG était en effet condamnée, mardi 16 septembre, à trouver 75 milliards de dollars pour éviter la faillite. Le titre de l’assureur a limité la casse, après avoir dévissé de plus de 61 % à Wall Street.

 

La Fed, dernier recours d’AIG

 

Les troubles d’AIG interviennent au lendemain de la faillite de la quatrième banque d’affaires américaine Lehman Brothers, pour laquelle les autorités américaines ne sont pas intervenues financièrement.

 

La Fed se défend d’avoir renfloué AIG plutôt que Lehman : en intervenant, la Banque centrale américaine a voulu éviter une faillite aux répercussions plus graves pour la finance internationale. 
 

Les banques Goldman Sachs et JPMorgan ont été dans un premier temps sollicitées pour qu’elles renflouent AIG et que l’assureur puisse faire face à ses obligations urgentes.

 

Mais à l’heure où les banques, soucieuses de la solvabilité de leurs partenaires, se prêtent difficilement de l’argent entres elles, la Fed a été contrainte de s’engager dans l’urgence devant le nouveau plongeon du titre AIG. Le plan de sauvetage qui a suivi a été salué par la Maison Blanche.

 

Les Banques centrales à la rescousse des marchés

 

En injectant des liquidités, les autorités subviennent aux dettes des banques et éloignent les risques d’une pénurie des disponibilités de crédit qui, le cas échéant, ralentirait la consommation et la croissance.

 

Aux Etats-Unis, la Fed a également injecté 50 milliards de dollars le 16 septembre, et 70 milliards la veille. En Europe, la BCE a apporté 100 milliards d’euros de liquidités en deux jours. Les Banques centrales japonaise, australienne, ou indienne ont également volé à la rescousse de leurs marchés.

 

Le Fed garde un atout dans sa manche : en laissant inchangé son taux directeur à 2 %, elle se réserve le droit d’intervenir sur le "coût" de l’argent en le baissant plus tard, en cas d’aggravation de la crise.

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