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THAÏLANDE

Somchai, nouveau Premier ministre et déjà contesté

2 min

Tout juste élu à la tête du gouvernement, Somchai Wongsawat fait déjà l'objet de critiques de la part de l'opposition qui l'accuse de n'être, comme son prédécesseur, qu'une "marionnette" de Thaskin Shinawatra, son beau-frère.

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Dépité, l’ancien Premier ministre Samak Sundaravej, n’a même pas fait le déplacement, ce mercredi, pour assister à l’élection, sans grande surprise, de son successeur devant le Parlement.

 

Samak, le vétéran fort en gueule qui avait tenu bon face à la fronde de milliers d’opposants et au "lâchage" de l’armée, qui a refusé d’appliquer la loi martiale, aura donc été contraint de démissionner pour "conflit d’intérêt" : un cachet illégalement perçu dans le cadre d’une émission de télévision consacrée à la cuisine…

 

L’élimination de Samak constitue-t-elle une chance inespérée de sortir la Thaïlande de la crise ? Pas si sûr. Si les opposants, qui occupent depuis le 26 août l’enceinte du Palais du gouvernement, l’accusaient d’être la "marionnette" du milliardaire Thaksin Shinawatra (l’ex-Premier ministre déposé par un coup d’Etat militaire le 19 septembre 2006 et exilé à Londres afin d’échapper à des procès pour corruption), son remplaçant, Somchai Wongsawat, ne jouit pas forcément d’une meilleure réputation. "Il fait partie intégrante du système Thaksin", accuse l’opposition.

 

Un beau-frère encombrant

 

De fait, le nouveau chef du gouvernement thaïlandais risque de pâtir de son lien de parenté avec Thaksin Shinawatra - il est son beau-frère - que d’aucuns soupçonnent de puiser dans sa fortune pour tirer, en coulisses, les ficelles du pouvoir. Le milliardaire vient de céder son club de football Manchester City avec une plus-value de 80 %. Une juteuse opération.

 

Le 26e Premier ministre de la Thaïlande moderne a été présenté comme un homme de consensus et un véritable rassembleur, mais tout indique que ses opposants ne manqueront de voir dans chacune de ces décisions le sceau de son encombrant beau-frère… D’autant que Somchai Wongsawat, ancien juge, n’a jamais fait montre d’un quelconque éclat politique. Membre discret de l’"establishment", son passage au ministère de la Justice sous l’administration Thaksin n’a pas marqué les esprits. Et son passage, dans le gouvernement précédent, au ministère de l’Education, encore moins…

 

Premier ministre par intérim depuis la chute de Samak, il a pourtant pris la décision, unanimement saluée, de lever l’Etat d’urgence. Pour autant, le nouveau chef du gouvernement ne devrait pas connaître de période de grâce. Beaucoup d’analystes estiment qu’il ne pourra pas tenir le pays au-delà de quelques semaines d’autant que sa femme est accusée d’être impliquée dans des affaires de corruption qui ont entaché l’administration Thaksin. 

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