CRISE FINANCIÈRE

Wall Street accuse un recul historique

Le plan de sauvetage du géant américain de l'assurance AIG par la Fed est loin d'avoir rassuré l'ensemble des investisseurs. Tous les marchés ont clôturé en baisse. Wall Street accuse son plus important recul depuis trois ans.

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L'intervention des autorités américaines pour sauver le géant de l'assurance AIG de la faillite n'a que partiellement soulagé les marchés boursiers du monde entier qui ont connu, mercredi, leur troisième jour consécutif de sévères pertes.

 

Wall Street, qui avait déjà ouvert à la baisse, mercredi, se retrouve au plus bas depuis trois ans. Le Dow Jones, qui a cédé 4,06 %, est à son plus bas niveau depuis novembre 2005 et le Nasdaq, qui chute de 4,94 %, depuis août 2006.
 

Pourtant, dans la nuit de mardi à mercredi, la Réserve fédérale américaine (Fed) avait annoncé son plan de sauvetage d'AIG : elle accorde un prêt de 85 milliards de dollars. En contrepartie, l'Etat américain doit recevoir une participation de 79,9 % dans le capital de l'assureur. La Fed et le Trésor ont jugé qu'une faillite d'AIG pourrait provoquer des défaillances en cascade dans le monde de la finance, en raison de la taille de l'assureur qui compte 74 millions de clients dans le monde, en majeure partie américains. Ce sauvetage public intervient deux jours après le refus d'aider Lehman Brothers, contrainte de déposer son bilan, et dont certains actifs vont être rachetés par la banque britannique Barclays.

 

HBOS, prochaine victime ?

 

L’annonce de la Fed avait eu un effet immédiat, mercredi matin, à l’ouverture de la Bourse de Paris, où le CAC 40 a enregistré une hausse de 1,39 %. Mais l’optimisme s’est vite émoussé car les valeurs financières ont ensuite plongé dans le sillage de la banque britannique HBOS. Après avoir joué au yoyo, le CAC 40 a clôturé à son plus bas niveau depuis mai 2005, chutant de 2,14 % et essuyant sa troisième baisse consécutive.

 

La Bourse de Londres a également plongé de 2,25 %, l'indice Footsie cédant 113,20 points par rapport à la clôture de mardi, à 4.912,40 points. A Francfort, le Dax a chuté de 1,75 % à 5 860,98 points, contre 5 965,17 la veille à la clôture.

 

Les marchés asiatiques ont fini sur une note mitigée. La Bourse de Tokyo a terminé en-deçà de ses plus hauts taux du jour, l'indice Nikkei ne regagnant que 1,2 %, tandis que la Bourse de Hong Kong cédait 3,14 %.

 

Tous les regards sont maintenant tournés vers Halifax-Bank of Scotland (HBOS), qui pourrait être la prochaine victime de cette crise financière. Le groupe bancaire devrait être racheté par sa rivale Lloyds TSB. L'opération donnerait naissance à un géant du crédit immobilier de 28 milliards de livres sterling (35,3 milliards d'euros).

 

Né de la fusion en 2001 de la Bank of Scotland, plus ancienne banque de détail britannique, et de Halifax, numéro un des crédits immobiliers en Grande-Bretagne, HBOS incarnait, jusqu’à l’an passé, le sérieux et la solidité. Depuis un an, le groupe est fragilisé par ses besoins importants en liquidités et sa forte exposition à un marché immobilier britannique en plein marasme.
 

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