Accéder au contenu principal
PIRATERIE

Deux nouveaux navires capturés au large de la Somalie

3 min

Deux nouveaux navires cargo, ainsi que leurs équipages, ont été capturés par des pirates au large de la Somalie. Ce nouvel incident souligne l'impuissance des marines occidentales à neutraliser les "bandits de mers".

Publicité

Des pirates se sont emparés de deux nouveaux cargos et de leurs équipages au large de la Somalie, soulignant l'impuissance des marines occidentales à neutraliser les "bandits de mers" qui multiplient les attaques de navires marchands, de plaisance, ou de pêche.

Jeudi à l'aube, le Centauri, avec 25 marins philippins à bord, a été attaqué alors qu'il faisait route vers le Kenya, a indiqué le ministère grec de la Marine marchande.

Le Centauri, qui bat pavillon maltais, était en milieu de matinée sous le contrôle de cinq pirates armés, a précisé le ministère.

"Tous les marins à bord vont bien", a assuré Ianna Mitsi, représentante de la compagnie propriétaire du Centauri, Maritime Navigation, basée près d'Athènes.

Un deuxième cargo a également été capturé par des pirates au large de la Somalie, a déclaré jeudi à l'AFP le responsable de la branche kényane d'un programme d'assistance aux marins, Andrew Mwangura.

Le Great Creation, immatriculé à Hong Kong avec 25 marins à bord (24 Chinois et le commandant sri-lankais), a été attaqué mercredi, a ajouté M. Mwangura.

Selon lui, le bateau faisait route après sa capture vers la localité d'Eyl - un des principaux repaires des pirates somaliens - dans le Puntland (nord de la Somalie).

Selon un officier de la frégate canadienne Ville de Québec, qui escorte actuellement un cargo d'aide vers Mogadiscio, les pirates ont attaqué le Centauri bien plus au sud que lors de leurs dernières actions dans le golfe d'Aden.

"Ils changent de zone à cause de la forte concentration de navires de guerre" occidentaux près du golfe d'Aden, a expliqué M. Mwangura.

Une force navale occidentale patrouille le golfe d'Aden dans le cadre de la lutte anti-terroriste. Avec la récente multiplication de la piraterie au large de la Somalie, les appels à une action contre les pirates se font de plus en plus pressants.

Mardi, le président français Nicolas Sarkozy a appelé "à la mobilisation internationale" contre la piraterie au large de la Somalie.

Depuis début 2008, l'armée française a mené deux opérations commando en Somalie pour libérer des otages français aux mains de pirates qui exigeaient des rançons.

L'Espagne, dont des bateaux de pêche ont également été attaqués, a annoncé  mercredi l'envoi "immédiat" d'un avion de patrouille maritime avec 90 hommes pour "prévenir" de nouveaux actes de piraterie.

Selon le Bureau maritime international (BMI), 55 bateaux ont été attaqués par des pirates somaliens dans le golfe d'Aden et l'océan Indien depuis janvier 2008 et les pirates détiennent actuellement onze navires et leurs équipages.

Les pirates sévissent le long de l'une des routes maritimes les plus fréquentées au monde, perturbant le trafic, et leurs tentatives la semaine dernière de s'emparer de thoniers français et espagnol paralysent désormais cette pêche dans l'océan Indien.

Craignant pour leurs équipages, les armateurs ont ordonné à leurs bateaux de se mettre à l'abri aux Seychelles.

La France, qui assure la présidence en exercice de l'Union européenne, a proposé le lancement en décembre d'une mission militaire aéro-navale anti-pirates.

Le 2 juin, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution permettant l'entrée de navires de guerre dans les eaux somaliennes pour traquer des pirates.

Mais pour l'instant, ils déjouent la surveillance des navires de guerre.

La difficulté de circonscrire leurs attaques réside notamment dans leur soudaineté: ils peuvent s'emparer d'un bateau en seulement une vingtaine de minutes. Et, une fois à bord, les pirates sont quasiment intouchables, protégés par leurs otages.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.