CRISE FINANCIÈRE

L'intervention des banques centrales apaise les Bourses

Après les Bourses européennes, Wall Street a rebondit suite à l'annonce de l'injection de 180 milliards de dollars sur les marchés. Les investisseurs restent pourtant inquiets, avec les rumeurs portant sur la faillite de Morgan Stanley.

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La Bourse de New York rebondissait jeudi dans les premiers échanges, après sa déroute de la veille, confortée par l'action concertée des banques centrales pour augmenter la liquidité des marchés financiers: le Dow Jones gagnait 1,23% et le Nasdaq 1,73%.

Vers 13H40 GMT, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) avançait de 130,11 points, à 10.739,77 points, et l'indice Nasdaq, à forte composante technologique, de 36,38 points à 2.135,23 points.

Mercredi, Wall Street avait connu un nouveau plongeon en raison d'attaques contre les valeurs financières: le Dow Jones avait chuté de 4,06% (450 points) après un premier décrochage de plus de 500 points lundi, et le Nasdaq de 4,94%.

Le marché profitait toutefois jeudi "d'un effort coordonné des banques centrales pour injecter plus de dollars dans le système financier mondial", indiqué l'analyste Patrick O'Hare, du site financier Briefing.com.

"Cette intervention a poussé les taux interbancaires à se détendre, ce qui est bienvenu pour le système bancaire", a-t-il relevé.

Les grandes banques centrales mondiales avaient lancé dans la nuit une nouvelle grande action concertée, pour soulager des marchés monétaires proches de l'asphyxie en raison de la débâcle bancaire aux Etats-Unis.

L'aide est conséquente: la Réserve fédérale américaine a augmenté de 180 milliards de dollars le montant total de ses accords de "swap" (prêt réciproque de liquidités à court terme) avec la Banque centrale européenne (BCE) et ses quatre grandes homologues britannique, canadienne, suisse et japonaise.

"On ne peut pas masquer la gravité de la tournure récente des événements. Quand le Dow Jones décroche de 7,1% en trois jours, c'est une situation paralysante tandis qu'un effet d'entraînement nourrit les craintes les plus noires des investisseurs", a reconnu Patrick O'Hare.

Par ailleurs, Wall Street restait agitée par les différentes rumeurs et informations de presse sur le secteur financier.

Après les accords concernant Lehman Brothers, Merrill Lynch et AIG, le marché, qui s'interroge sur le nom de la prochaine victime de la crise financière, attendait un dénouement rapide pour les banques Morgan Stanley, Wachovia et Washington Mutual.

Le marché obligataire se stabilisait. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans progressait à 3,432%, contre 3,410% mercredi soir, et celui à 30 ans à 4,087%, contre 4,081% la veille.

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