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N'ayant plus d'offre de rachat, Alitalia risque la faillite

L'offre de rachat de la compagnie aérienne Alitalia a été retiré par le groupe d'investisseurs italiens. Il s'agissait du dernier espoir pour la compagnie aérienne d'éviter la faillite.

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Les investisseurs italiens, rassemblés au sein de la Compagnie aérienne italienne (Cai), doivent retirer leur offre de reprise d'Alitalia, entraînant inéluctablement la compagnie vers la faillite, a affirmé jeudi l'agence Radiocor, citant des sources proches du dossier.

La chaîne d'information en continu SKY TG 24 a également affirmé que la Cai devait retirer son offre, la seule existante à ce jour pour sauver Alitalia de la faillite.

L'agence italienne Ansa était cependant plus prudente jugeant le retrait "plausible".

Des responsables syndicaux, cités par l'Ansa, ont également affirmé avoir eu "quatre confirmations officieuses du retrait" de l'offre de reprise. "Il manque une confirmation officielle", ont-ils ajouté.

Un porte-parole de la Cai, joint par l'AFP, n'a pas souhaité confirmer ou infirmer l'information.

Les syndicats d'Alitalia devaient donner leur réponse au plan de reprise jeudi avant 16H00 (14H00 GMT) mais six d'entre eux qui y sont opposés ont réclamé de nouvelles négociations de dernière minute.

La CGIL, première confédération syndicale italienne, et les cinq syndicats autonomes de pilotes et de personnel navigant ont envoyé jeudi une lettre contenant leurs contre-propositions à la Compagnie Aérienne Italienne (Cai) peu avant l'expiration de l'ultimatum.

"L'accord peut être atteint à travers une négociation même en un temps très court", ont-ils plaidé dans cette lettre.

"Ce n'est plus à nous de devoir donner une réponse mais à la Cai de dire oui ou non" à ces contre-propositions, a indiqué le numéro un du syndicat de pilotes Anpac, Fabio Berti.

Le gouvernement comme les investisseurs italiens ont répété à plusieurs reprises que l'offre n'était plus négociable mais à prendre ou à laisser.

Les trois autres confédérations syndicales avaient dit oui au plan de reprise mercredi.

Le président de la Cai, Roberto Colaninno, avait assuré mercredi qu'il retirerait son offre s'il n'y avait pas de "consensus" entre les syndicats

"Il n'y a pas d'alternative, si nous ne signons pas aujourd'hui, nous sommes face à la faillite", a averti jeudi le ministre des Transports, Altero Matteoli.

Une faillite de la compagnie serait un revers pour M. Berlusconi. Très opposé à l'offre de rachat d'Air France-KLM rejetée par les syndicats en avril, il s'est engagé à trouver des repreneurs italiens, au nom de la défense de l'identité nationale.

Selon le plan de reprise de la Cai, 12.500 salariés d'Alitalia et d'Air One, deuxième compagnie italienne avec laquelle elle doit fusionner, devaient être conservés et 3.250 postes supprimés.

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