LAIT CONTAMINÉ

Hu Jintao met en cause les autorités locales chinoises

Le chef de l'État chinois Hu Jintao a condamné le comportement des autorités locales, responsables, selon lui, du scandale du lait frelaté. "Certains cadres ont perdu le sens des responsabilités et de l'intérêt général", a-t-il affirmé.

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Le numéro un chinois Hu Jintao a dénoncé vendredi le comportement des autorités locales dans la crise du lait frelaté, estimant que certains cadres avaient perdu le sens des "responsabilités" et de l'"intérêt général", a rapporté samedi le Quotidien du peuple.

"Cette année, dans certains endroits ont eu lieu de graves accidents du travail et de sécurité alimentaire qui ont provoqué des dommages importants à la vie et aux biens des masses", a déclaré le numéro un du Parti communiste chinois (PCC) et président de la République, cité par le journal, organe officiel du Parti.

"Ces affaires montrent que certains cadres ont perdu le sens des principes, de l'intérêt général, des responsabilités, de l'attention aux souffrances", a affirmé M. Hu lors d'une réunion de responsables du PCC à Pékin.

"Nous devons tirer des leçons douloureuses de ces récents accidents", a-t-il souligné, jugeant qu'ils étaient "un nouvel avertissement".

"C'est seulement en résolvant ces problèmes au sein des cadres (...) que le Parti pourra construire pour le peuple une société de bien-être pour tous", a-t-il dit.

Le scandale du lait en poudre frelaté a provoqué une psychose en Chine après la mort de quatre bébés. Des responsables locaux de la province du Hebei (nord), siège d'une des principales sociétés laitières mises en cause, ont été accusés de laxisme et limogés.

Par ailleurs, des cadres locaux du Parti dans la province du Shanxi (nord) ont également été pointés du doigt pour corruption après une coulée de boue provoquée le 8 septembre par l'exploitation d'une mine illégale qui a fait au moins 262 morts.

Hu Jintao a placé officiellement la lutte contre la corruption au rang de ses priorités.

La corruption est un fléau dans ce pays en plein boom économique, au sein de l'Administration comme à tous les échelons de la société, qui n'est tempéré ni par une presse libre ni par un système judiciaire indépendant.
 

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