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Gordon Brown combatif devant le congrès du Labour

Devant le congrès du Labour (Parti travailliste) à Manchester, l'impopulaire Premier ministre britannique Gordon Brown s'est engagé à sortir le pays de la crise financière et s'est présenté comme l'homme des bonnes décisions économiques.

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Gordon Brown a mis en avant ses compétences économiques samedi soir pour tenter de ramener le calme dans les rangs du Parti travailliste, dont le congrès s'est ouvert à Manchester dans une atmosphère tendue.

Le Premier ministre britannique, qui lutte pour son avenir politique, s'est engagé à sortir le pays de la crise financière qui secoue la planète au terme d'une semaine folle sur les marchés, marquée en Grande-Bretagne par le rachat de la Halifax Bank of Scotland, victime à son tour de la crise du crédit immobilier, par Lloyds TBS.

Aucune rébellion ouverte n'est attendue à Manchester. Mais les discours des uns et des autres seront examinés avec attention tant le congrès annuel du Labour est dominé par les interrogations sur la capacité de Brown, qui a succédé sans élection à Tony Blair il y a quinze mois, à conduire ses troupes à la victoire aux législatives prévues à la mi-2010.

Confronté à une situation économique difficile, marquée par une inflation record, la mauvaise situation de l'emploi et la déstabilisation du secteur bancaire, le Labour accuse un retard de 28 points sur les conservateurs, qui réalisent avec 52% des intentions de vote leur score le plus élevé depuis 1979, selon un sondage de l'institut Ipsos Mori diffusé cette semaine.

"Ma première préoccupation va à ces gens endettés qui luttent pour assurer leurs fins de mois, elle va aux employés des banques et d'autres secteurs, comme la construction, qui nourrissent incertitude et inquiétudes pour leur travail, elle va à la mère de famille au supermarché", a dit Brown samedi soir.


"La politique n’est pas un référendum"

Dans son discours comme dans une tribune publiée par le Guardian, le chef du gouvernement le plus impopulaire de ces 70 dernières années s'est employé à souligner le rôle joué par son gouvernement pour atténuer l'impact de la crise financière.

"De même que lorsque nous avons évité que (la banque) Northern Rock aille dans le mur, nous avons pris cette semaine les mesures nécessaires et décisives pour protéger la stabilité et permettre au système financier de continuer à fonctionner", écrit-il dans le Guardian en évoquant le sauvetage de HBOS.

"Nous avons agi pour protéger l'épargne des particuliers, soutenir le marché immobilier et soutenir la liquidité du secteur bancaire", poursuit-il.

Brown a reçu cette semaine le soutien de la direction du parti, renouvelé samedi par son ministre des Affaires étrangères. "J'ai clairement dit que je ne pensais pas que le moment soit opportun pour une élection interne", a dit David Miliband, considéré comme un rival potentiel.

Il n'en reste pas moins qu'une dizaine de responsables du Labour ont réclamé ces derniers jours que l'actuelle direction du parti remette son mandat en jeu. Quatre membres du gouvernement ont même été démis de leur fonction ou ont quitté leur poste pour avoir demandé l'organisation de primaires au sein du Labour.

Un autre sondage publié jeudi montre que plus de la moitié des sympathisants et membres du Parti travailliste souhaitent un retrait du Premier ministre.

Dans les colonnes du Guardian, Brown affirme: "L'opinion commence à voir de nouveau que la politique n'est pas un référendum permanent sur un gouvernement, mais un choix entre des philosophies concurrentes."
 

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