FOOTBALL - LIGUE 1

L'OM cale face à Monaco, le PSG chute à Saint-Etienne

L'Olympique Lyonnais peut souffler, il compte désormais quatre points d'avance sur son rival marseillais qui n'a pu s'imposer à domicile face à Monaco (0-0). En bas de classement, Saint-Etienne s'est relancé aux dépens du PSG (1-0).

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Emoussé physiquement après son match dévoreur d'énergie contre Liverpool mardi en Ligue des champions, Marseille a couru dans le vide dimanche devant Monaco (0-0), rarement inquiété mais guère plus inquiétant, lors de la 6e journée de L1.

Marseille n'avait jamais abandonné de points au Vélodrome cette saison en championnat. Ce raté dominical, qui survient après la première défaite de la saison mardi devant Liverpool (2-1), offre à Lyon une franche échappée en tête du championnat.

Dans son contenu, cette défaite est cependant plus inquiétante que le revers devant les "Reds". Car si l'OM n'a pas lésiné pour bouger le bloc monégasque, il s'est cette fois créé beaucoup moins d'occasions nettes que mardi. Les artificiers patentés peinent à honorer leur réputation et le début de saison en fanfare tend à se dissiper avec l'automne...

La prometteuse entame marseillaise restait assez vite lettre morte. La faute au rideau défensif tendu par les Monégasques au milieu, où s'engluaient à longueur de temps les attaques de l'OM.

Le match prenait ainsi rapidement un tournant somnifère, et seul un double parade de Ruffier devant Koné puis Ziani réveillait le Vélodrome (20), parfois perdu devant les permutations permanentes du trio Valbuena-Ziani-Koné.

Tout n'était pas inintéressant pourtant: les puristes auront apprécié l'efficacité défensive de la charnière marseillaise Hilton-Zubar. Malheureux devant Liverpool où sa faute avait amené le penalty anglais, celui-ci répondait à ses nombreux détracteurs en muselant le grand attaquant Nimani, de la tête le plus souvent.

Déchet technique

Cela ne suffisait pas pour nourrir d'éventuelles occasions de but, surtout au vu de la qualité médiocre des centres marseillais... Il fallut donc attendre les deux dernières minutes de la première période pour sentir quelques frissons offensifs, d'abord par Nimani qui, a priori hors-jeu, enroulait trop sa frappe (44), puis sur une tête de Koné qui filait devant la ligne de but sans trouver preneur (45).

La seconde période marseillaise était tout aussi frustrante.

Le déchet technique annulait souvent en effet l'envie de bien faire offensivement, pendant que le gardien monégasque Ruffier multipliait les sorties tranchantes. Il était même sauvé par son poteau sur une tête de Niang (50), pour la seule occasion nette de la mi-temps, avec la frappe de Grandin (72) tout autant stoppé par Ruffier (72). Mandanda, lui, n'était mis -- modestement -- à l'épreuve que sur une frappe de Park (58).

Le coaching de Gerets (entrées de Ben Arfa, Grandin et Zenden) ne changeait pas la face des choses, pas plus que la furia des dernières minutes.

 

Un but de Mouhamadou Dabo a permis à l'AS Saint-Etienne de s'imposer logiquement aux dépens d'un Paris Saint-Germain trop timide (1-0), dimanche au stade Geoffroy-Guichard au terme d'un match de la 6e journée de L1 pauvre sur le plan technique.

L'ASSE conclut ainsi une bonne semaine après sa victoire jeudi à Tel Aviv lors du 1er tour aller de la coupe de l'UEFA contre Hapoël (2-1); un succès qui avait mis un terme à une série de trois défaites consécutives.

Les Verts, qui décrochent leur second succès en L1, sortent de la "zone rouge" du championnat. Ils sont désormais 16es, alors que les Parisiens demeurent au 7e rang.

Les Stéphanois, sans Bafétimbi Gomis et Pascal Feindouno, remplaçants, mais avec Ilan et David Gigliotti en attaque, ont éprouvé des difficultés à jouer vers l'avant. Mais le danger est venu de derrière, Dabo donnant un avantage décisif à son équipe d'un tir lointain en pleine lucarne (14).

Par la suite, l'ASSE a été menaçante avec une tentative de Geoffrey Dernis, arrêtée par Mickaël Landreau (16) avant qu'une reprise du Brésilien Ilan ne heurte le poteau après un centre adressé de la droite par Gigliotti (27).

Malgré des faiblesses techniques évidentes mais une plus grande volonté que celle de leurs adversaires, les Verts se sont créé encore quelques occasions après la mi-temps, avec deux tirs de Gigliotti (47, 80), dont le second repoussé par Landreau, et une tentative de Gomis après un bel enchaînement (65).

De leur côté, les Parisiens, manquant de détermination, n'ont jamais pu réellement déborder les Stéphanois, dont la défense centrale Sylvain Monsoreau-Stathis Tavlaridis et le gardien Jody Viviani ont pourtant affiché une certaine fébrilité.

Dangereux en début de partie sur un centre adressé de la droite par Ludovic Giuly dont la réception était manquée par Guillaume Hoarau (4), le PSG aurait pu obtenir un penalty en seconde période pour une faute de Viviani sur Hoarau, incapable de profiter d'une mauvaise sortie du gardien des Verts (77).
 

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