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L'AIEA retire ses scellés du site de Yongbyon

À la demande de Pyongyang, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a retiré les scellés qu'elle avait placés sur le site de Yongbyon, le principal complexe nucléaire du pays que les autorités nord-coréennes entendent réactiver.

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La Corée du Nord a demandé à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de retirer les scellés, posés par l'agence, et les équipements de surveillance des installations nucléaires qu'elle s'était engagée à démanteler, a déclaré lundi le directeur général de l'agence onusienne Mohamed ElBaradei.

"Ce matin, les autorités de la République populaire démocratique de Corée ont demandé aux inspecteurs de l'Agence (AIEA) de retirer les scellés et les équipements de surveillance afin de lui permettre de procéder aux essais dans le centre de retraitement, en disant que cela n'implique pas de matériel nucléaire", a indiqué M. ElBaradei devant le conseil des gouverneurs de l'agence réuni à Vienne.

Dans la matinée l'agence de presse sud-coréenne Yonhap avait annoncé que  Pyongyang avait retiré les scellés sur les installations nucléaires.

Les Coréens du Nord avaient, eux-même, indiqué vendredi qu'ils se préparaient à redémarrer le réacteur nucléaire de Yongbyon qu'ils avaient entrepris de démanteler en vertu d'un accord international en échange d'aide humanitaire. Les autorités nord-coréennes ont pris cette décision en représailles au refus américain de retirer le pays de sa liste des Etats soutenant le terrorisme.

Les Etats-Unis ont expliqué qu'ils n'allaient retirer la Corée du Nord de cette liste que lorsque celle-ci aurait accepté des inspections indépendantes de l'état d'avancement du démantèlement.

Or selon un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, cité par l'agence de presse du régime communiste Korean Central News Agency (KCNA), "les opérations visant au redémarrage du réacteur ont débuté "depuis un certain temps".

Le régime communiste nord-coréen avait cessé ses opérations de démantèlement dans le complexe de Yongbyon en août avant de confirmer vendredi la prochaine relance du réacteur produisant du plutonium.

Le directeur général de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, de son côté, a souligné lundi dans son discours devant le conseil des gouverneurs de l'agence que des inspecteurs de son institution "ont observé (...) que certains équipements, qui avaient été précédemment retirés par le régime de Pyongyang pendant le processus de démantèlement, ont été remis en place".

Quoiqu'il en soit "cela ne change rien au statut des installations nucléaires de Yongbyon qui sont fermées" selon l'AIEA, a ajouté M. ElBaradei.

L'Agence onusienne n'a pas été sollicitée pour prendre part aux opérations de démantèlement "mais elle a été capable de les observer et de rendre compte" de l'état des travaux, a-t-il expliqué.

"J'espère toujours que l'on pourra créer les conditions permettant à la Corée du Nord de revenir dans le Traité de non-prolifération nucléaire le plus tôt possible afin que l'Agence puisse à nouveau assurer ses mesures de sauvegarde", a-t-il encore indiqué.

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