NATIONS UNIES

Bush réclame des sanctions contre l'Iran et la Corée du Nord

Si, officiellement, la crise financière n'est pas prévue au programme de l'Assemblée générale de l'ONU, la plupart des discours prévus mardi à New York seront consacrés au sujet. Au risque d'éclipser les autres débats.

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L'ouragan subi par le système financier américain devait être au centre du débat annuel de l'Assemblée générale de l'ONU dès son ouverture mardi, avec notamment le discours d'adieu de George W. Bush.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, devait ouvrir les débats à 09H00 (13H00 GMT).

Peu après, pour sa dernière apparition à la tribune en tant que président des Etats-Unis, M. Bush devait tenter de convaincre le reste du monde qu'il fait le maximum pour éviter la propagation de la crise financière américaine, a indiqué lundi la Maison Blanche.

Le président américain devait en outre appeler la communauté internationale à soutenir davantage la Géorgie dans le conflit avec la Russie.

Parlant immédiatement après lui, son homologue français Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne (UE), devait lui aussi s'exprimer sur la crise financière internationale, après avoir profité lundi de son séjour à New York pour consulter le patron de la branche new-yorkaise de la banque centrale américaine, Timothy Geithner.

M. Sarkozy devait notamment insister sur la nécessaire "moralisation du capitalisme financier", thème déjà rôdé l'an dernier devant la même assistance.

Mais les nombreux sujets internationaux de friction comme la Géorgie, l'Iran, le Proche-Orient, le Kosovo et le Darfour, devaient également figurer en bonne place dans les discours de cette journée avec les interventions successives du chef d'Etat iranien Mahmoud Ahmadinejad, du Serbe Boris Tadic et du Géorgien Mikheil Saakachvili.

M. Ahmadinejad devait utiliser de nouveau la tribune de l'ONU pour remettre en cause le rôle du Conseil de sécurité et les sanctions infligées à l'Iran en raison de son programme nucléaire controversé.

M. Tadic devait inciter l'Assemblée générale à consulter la Cour internationale de justice (CIJ) sur la légalité de la déclaration unilatérale d'indépendance du Kosovo, question que l'Assemblée a accepté de mettre à son ordre du jour.

M. Saakachvili devait pour sa part lancer "un appel à l'aide à la communauté internationale" après la reconnaissance par Moscou de l'indépendance de ses provinces séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud.

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