ROYAUME-UNI

Discours crucial pour Gordon Brown devant le Labour

Lors du discours qu'il prononcera, ce mardi, au congrès du Labour, le Premier ministre britannique doit réussir deux défis : redonner à son parti des raisons d'espérer et faire taire ceux qui, parmi les travaillistes, réclament sa tête.

Publicité

Le Premier ministre britannique Gordon Brown tentera mardi de faire taire les rebelles qui demandent sa tête au sein du Labour, avec un discours au congrès du parti travailliste jugé crucial pour son avenir politique.

Depuis l'ouverture de ce congrès, qui se tient depuis samedi à Manchester (nord-ouest), le chef du gouvernement a obtenu le soutien appuyé de l'ensemble de son cabinet, qui regroupe ses principaux ministres.

La douzaine de députés qui avaient demandé peu quelques jours avant le congrès l'organisation d'un scrutin sur le maintien de M. Brown à la tête du parti, ont mis leurs revendications en sourdine, pour ne pas gêner le gouvernement en pleine crise économique.

Mais cette trêve pourrait être de courte durée si M. Brown ne parvient pas, lors de son discours prévu mardi vers 13H00 GMT, à redonner des raisons d'espérer à son parti, largement distancé par les Conservateurs du jeune David Cameron dans les sondages depuis près d'un an.

"Ca passe ou ça casse pour Gordon Brown demain" mardi, résumait la veille le quotidien populaire The Sun dans un éditorial. Ce discours "doit affirmer son autorité de chef de l'Etat et rassurer les électeurs terrifiés (en les persuadant) qu'ils sont entre de bonnes mains".

Comme il l'a fait lors d'une série d'interviews données ces derniers jours, M. Brown, 57 ans, devrait axer son discours sur son expérience d'homme d'Etat par rapport à ses rivaux potentiels, et notamment sur sa capacité à gérer la crise économique actuelle grâce à ses dix années passées au ministère des Finances sous Tony Blair.

Le discours très attendu de M. Brown, considéré comme le plus important de sa carrière, constituera le temps fort du congrès travailliste de Manchester, qui doit s'achever mercredi après-midi.

De nombreux députés, inquiets de perdre leur poste lors des prochaines élections --au plus tard en 2010-- pourraient être tentés de relancer les appels à la démission dès le retour du Parlement le 6 octobre si M. Brown ne parvient pas à redresser la barre.

De plus, une élection partielle délicate dans une circonscription travailliste en Ecosse se profile début novembre. Une nouvelle défaite, qui serait la quatrième depuis juin, ne manquerait pas de faire resurgir la fronde contre le Premier ministre.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine