EDF - ROYAUME-UNI

EDF prêt à payer 15,6 milliards d'euros pour British Energy

Après l'échec des négociations du mois d'août, EDF s'apprête à faire une nouvelle proposition à British Energy. La nouvelle offre s'élèverait à 15,6 milliards d'euros, soit 100 millions d'euros de plus que la dernière proposition.

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EDF devait annoncer mercredi une offre sur le britannique British Energy d'un montant de 12,4 milliards de livres (15,6 milliards d'euros), après l'échec cet été d'une première tentative, affirmait mardi le site du Wall Street Journal.

Les administrateurs d'EDF avaient approuvé fin juillet une première offre de rachat qui valorisait l'opérateur de centrales nucléaires à environ 12,2 milliards de livres (15,5 milliards d'euros). Cette offre avait été jugée trop faible et rejetée par deux actionnaires du britannique, les fonds d'investissement Invesco et M&G.

Le rapprochement entre les deux producteurs d'électricité est soutenu par le gouvernement britannique. L'Etat britannique détient 35,2% du capital de British Energy (BE).

Selon le Wall Street Journal, le conseil d'administration d'EDF, qui s'est réuni mardi, a approuvé une offre à 774 pence par action, soit 9 pence de plus que l'offre précédente. L'action BE a clôturé mardi soir à 724 pence à la Bourse de Londres.

Interrogé mardi soir par l'AFP, un porte-parole d'EDF s'est refusé à tout commentaire.

L'électricien français a annoncé mardi l'organisation d'une conférence de presse mercredi à 08H45 (06H45 GMT) à Paris.

Le conseil d'administration d'EDF s'était déjà réuni mercredi dernier mais aucune nouvelle offre de rachat n'avait été présentée aux administrateurs, avait-on alors appris de sources proches du dossier.

Le PDG d'EDF, Pierre Gadonneix, avait répété que son groupe n'achèterait pas British Energy "à n'importe quel prix".

British Energy est le premier opérateur britannique d'électricité nucléaire. Il possède huit des dix centrales encore en activité dans le pays.

Le gouvernement britannique a annoncé en janvier la relance du nucléaire au Royaume-Uni tandis qu'EDF, numéro un mondial dans ce domaine, cherche à se diversifier géographiquement.

Aux Etats-Unis, l'opérateur français est engagé dans une bataille pour le contrôle de son partenaire américain Constellation Energy, dont il détient 9,51%.

La semaine dernière, le milliardaire américain Warren Buffet a déposé une offre de rachat de Constellation pour 4,7 milliards de dollars (3,2 milliards d'euros). EDF a jugé lundi cette offre sous-évaluée et révélé qu'il avait renchéri vendredi.

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