FRANCE - POLICE

Les policiers municipaux autorisés à utiliser le Taser

Conformément à un décret du ministère de l'Intérieur, publié lundi au Journal officiel, les 20 000 policiers municipaux français peuvent désormais utiliser le Taser, un pistolet à impulsions électriques qui est loin de faire l'unanimité.

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Un décret du ministère de l'Intérieur, publié mardi au Journal officiel, autorise l'utilisation du pistolet à impulsions électriques (PIE) de type Taser, arme de 4e catégorie, par les policiers municipaux.

Daté du 22 septembre 2008, il complète le décret du 24 mars 2000 qui autorise les policiers municipaux à porter des revolvers de calibre 38 spécial ou des pistolets de calibre 7,65, armes de 4e catégorie.

Après la publication de ce décret, chaque maire devra demander au préfet une autorisation individuelle pour chacun de ses policiers qu'il souhaite voir s'équiper de cette arme controversée.

Les policiers municipaux devront ensuite être formés à l'usage de cette arme comme les policiers et les gendarmes qui ont commencé à utiliser cette arme en 2004 dont quelque 4.600 exemplaires sont en service en France.

Il y a 20.000 policiers municipaux en France.

Amnesty international France, opposée à cette arme, souhaite "un moratoire" sur les utilisations du Taser tant qu'une "enquête approfondie et impartiale n'aura pas été menée" sur les dangers éventuels de cette arme.

Selon une étude publiée en septembre 2007 par la revue des Samu de France, l'inocuité du Taser paraît confirmée "lorsque les précautions d'utilisation sont strictement respectées".

Le Taser X-26 envoie jusqu'à 10 mètres, deux dards sur la personne visée, lui administrant une décharge de 50.000 volts avec une intensité de 2 milliampères agissant sur son système nerveux et le tétanisant quelques secondes, le temps de le maîtriser.
 

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