CORÉE DU NORD - NUCLÉAIRE

Washington ne croit pas au redémarrage immédiat de Yongbyon

Alors que Pyongyang entend redémarrer la centrale nucléaire de Yongbyon, le négociateur américain Christopher Hill (photo) ne cache pas son inquiétude même s'il juge que le réacteur ne peut redémarrer immédiatement.

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Washington s'inquiète du comportement des Nord-Coréens mais ne pense pas qu'ils puissent "redémarrer immédiatement" la centrale nucléaire de Yongbyon, a déclaré lundi le principal négociateur américain sur le nucléaire nord-coréen, Christopher Hill.

"Nous sommes préoccupés", a dit M. Hill au cours d'une conférence de presse. Mais "je ne pense pas qu'il y ait le potentiel immédiat pour redémarrer" la centrale nucléaire.

M. Hill, secrétaire d'Etat adjoint chargé des Affaires asiatiques, a reconnu que les négociations avec la Corée du Nord étaient "difficiles", notant que Pyongyang avait adopté une "ligne dure" depuis le mois dernier dans les pourparlers à six (Chine, Etats-Unis, les deux Corées, Japon et Russie).

"Nous constatons clairement une ligne dure" de la part de la Corée du Nord depuis le mois dernier", a-t-il dit, refusant d'établir un lien entre ce durcissement de Pyongyang et les inquiétudes sur l'état de santé du leader nord-coréen Kim Jong-Il, qui n'a pas été vu en public depuis la mi-août.

Son absence lors d'une grande parade militaire qui célébrait le 60e anniversaire du régime communiste début septembre a particulièrement suscité des interrogations sur son état de santé.

Pyongyang a demandé lundi à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de retirer les scellés, posés par l'agence, et les équipements de surveillance des installations nucléaires qu'elle s'était engagée à démanteler.

Le négociateur américain a assuré ne pas être en mesure de confirmer les informations faisant état d'un bris des scellés.

Les Nord-Coréens avaient indiqué vendredi qu'ils se préparaient à redémarrer le réacteur nucléaire de Yongbyon qu'ils avaient entrepris de démanteler en vertu d'un accord international en échange d'aide humanitaire.

M. Hill a reconnu que les négociations traversaient une "passe difficile" mais assuré qu'elles se poursuivaient: "Les Nord-Coréens ont adopté une position de négociation très dure (...) oui, les négociations continuent".

Il a précisé qu'il rencontrerait ses homologues de Chine, Corée du Sud, Japon et Russie en marge de l'Assemblée générale de l'ONU pour harmoniser les positions face à la Corée du Nord.

"Nous voulons consulter nos partenaires des négociations à six sur la suite", a-t-il déclaré.

La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a rencontré lundi son homologue sud-coréen Yu Myung-hwan et dînait lundi soir avec le chef de la diplomatie chinoise Yang Jiechi.

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