IRAK

Embuscade meurtrière contre un convoi près de Bagdad

Un convoi de 35 personnes a été décimé dans une embuscade au nord-est de Bagdad. Les assaillants, non identifiés, ont ouvert le feu sur les véhicules alors qu'ils pénétraient dans un village. Un premier bilan faisait état de 20 morts.

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Un convoi de 20 personnes, dont douze policiers, a été décimé mercredi après-midi dans une embuscade tendue par des assaillants non identifiés dans un village au nord-est de Bagdad, ont indiqué à l'AFP des sources de sécurité et médicale.

Les douze policiers, dont trois officiers, et huit membres des brigades Sahwas, des milices civiles anti Al-Qaïda, ont été abattus vers 15H30 (12H30 GMT) alors qu'ils entraient dans le village al-Duleimat, dans la province de Diyala, a indiqué une source proche des services de sécurité.

Les assaillants ont ouvert le feu sur le convoi de trois véhicules au moment où il entrait dans ce village réputé contrôlé par les rebelles proches d'Al-Qaïda, ne laissant aucun survivant.

Ahmad Fouad, docteur à l'hôpital de Baqouba, capitale de la province de Diyala, a confirmé à l'AFP avoir reçu les 20 corps des victimes, qu'il a décrit comme "criblés de balles".

Les policiers et leurs alliés des Sahwas, d'anciens rebelles ralliés par l'armée américaine à la lutte contre Al-Qaïda, étaient venus à al-Duleimat pour y traquer les insurgés.

Diyala est actuellement l'une des plus dangereuses régions d'Irak, où les rebelles continuent à mener des attaques régulières et meurtrières malgré une forte mobilisation des forces américaines et irakiennes pour les en déloger.

Les rebelles y ont notamment perpétrés plusieurs attentats suicide, dont plusieurs par des femmes kamikazes. Les responsables américains et irakiens ont accusé Al-Qaïda d'avoir recruté des femmes pur mener des attaques meurtrières dans la province.

Le 15 septembre, une femme kamikaze a actionné sa bombe dans la foule rassemblée pour une fête dans la ville de Balad Druz, à Diyala, tuant 22 personnes et blessant plusieurs dizaines d'autres.

Quelques jours avant de quitter l'Irak, le général David Petraeus, numéro un de l'armée américaine dans le pays, avait souligné dans un entretien à l'AFP qu'Al-Qaïda était toujours capable de mener des attaques meurtrières dans le pays, l'estimant affaibli mais pas défait.

Les membres d'Al-Qaïda et leurs alliés sont accusés par l'armée américaine d'être derrière la plupart des attaques et embuscades organisées dans le pays depuis la chute de Saddam Hussein en avril 2003.

L'attaque de mercredi intervient au moment où le niveau des violences en Irak a atteint son plus bas niveau depuis quatre ans, même s'il est remonté ces dernières semaines.

Le 24 août, un autre attentat suicide perpétré lors d'une fête de ramadan avait tué 30 personnes dans la ville d'Abou Ghraib, à l'ouest de Bagdad.

Trois jours plus tôt, le 21 août, un autre kamikaze avait fait exploser un camion bourré d'explosifs près d'un poste de police et tué 31 personnes dans la ville chiite de Doujail, située au nord de Bagdad.

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