ISRAËL

Tzipi Livni rassure sur la poursuite du processus de paix

Le processus de paix va se poursuivre pendant la période de transition gouvernementale. C'est ce qu'a assuré à ses partenaires palestiniens Tzipi Livni, chargée de former le nouveau gouvernement israélien.

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Chargée de former le nouveau gouvernement israélien, Tzipi Livni a rassuré mardi ses partenaires palestiniens sur la poursuite du processus de paix durant la période politique transitoire que traverse l'Etat juif.

   

La ministre israélienne des Affaires étrangères, qui jusque-là dirige elle-même l'équipe de négociateurs d'Israël, a fourni cettte assurance lors d'une rencontre avec son homologue palestinien Ahmed Koreï que celui-ci a jugé positive.

  

"Ce fut une bonne rencontre. Livni m'a assuré qu'elle poursuivrait le processus de paix sans aucune condition", a déclaré à Reuters l'ancien Premier ministre palestinien.

  

Israël a confirmé cette première rencontre entre les négociateurs en chef des deux parties depuis que Livni a été appelée à succéder Ehud Olmert, démissionnaire sous la pression des scandales de corruption qui le cernent.

  

Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a confirmé que Livni avait bien assuré à Koreï que les négociations se poursuivraient le temps des consultations pour former le gouvernement mais il a précisé que Livni n'avait
fait aucune promesse quant à leur teneur.

  

Certains partenaires potentiels de Kadima dans une nouvelle coalition sont hostiles à une négociation sur le statut de
Jérusalem, qui fait pourtant partie des questions centrales abordées depuis un an dans les pourparlers.

  

Une Palestine unique

  

Olmert a proposé aux dirigeants palestiniens un accord partiel qui laisserait de côté les problèmes les plus inextricables comme le sort de Jérusalem mais Koreï a déclaré que les accords partiels avaient débouché sur des désastres dans le passé.

   

"Nous voulons un accord global et détaillé qui mette fin à l'occupation", a-t-il martelé.

  

"Les Palestiniens continueront à négocier. Mais si les discussions aboutissent à une impasse, que ferons-nous? Capituler? La résistance sous toutes ses formes est un droit légitime", a prévenu Koreï.

  

Les perspectives d'un accord israélo-palestinien avant la fin de l'année, comme prévu en novembre 2007 à la conférence
d'Annapolis, se sont pratiquement évanouies avec la démission d'Olmert mais celui-ci s'est engagé à chercher un terrain
d'entente avec les Palestiniens jusqu'au terme effectif de son mandat.

  

Koreï a déclaré toutefois nourrir "de grands doutes quant à la finalisation d'un accord cette année". Le changement de gouvernement, a-t-il dit, "rend difficile pour Israël de prendre des décisions et le temps manque".

  

Il a souligné que les dirigeants palestiniens envisageaient toutes les options qui s'ouvriraient à eux en cas d'échec des
pourparlers et n'a pas exclu de nouvelles violences en évoquant "toutes les formes de résistance".

  

Parmi les options soupesées par les dirigeants palestiniens, Koreï a cité l'abandon éventuelle de la revendication d'une
solution à deux Etats au profit de celle d'une Palestine unique qui regrouperait Juifs et Arabes.  

 

Les Israéliens craignent cette perspective car ils seraient alors noyés dans une population arabe en raison du taux démographique qui leur est défavorable.
 

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